Vers
5. Le vieux Phérès dit, il est vrai, que la gloire du dévouement d' Alceste rejaillit sur toutes les femmes (v. 623) ; mais le chœur avait fait remarquer malicieusement (v. 474) qu'une femme comme celle-là est un lot bien rare ici-bas.
en prendre son parti et reconnaître que, si Euripide a pensé quelque bien de la race féminine, il a presque toujours gardé pour lui son sentiment. La cause de cette aversion doit être cherchée moins dans des chagrins domestiques, qui, nous Tavons dit, ne sont nullement prouvés, que dans les progrès inquiétants que faisait alors, au sein des ménages athéniens, l'autorité de la femme, dans Thumeur chagrine du poète, dans les habitudes de son esprit, plus prompt à découvrir et à signaler *le mal en toutes choses qu'à apercevoir et à faire ressortir le bien.
Critique des préjugés sociaux. — La noblesse. Les gens du peuple, — Les esclaves.
Il apporte les mêmes dispositions dans la critique des distinctions sociales. A Athènes, la plus démocratique des cités grecques, il y avait des grands et des petits, des hommes bien nés (cOysvei;) et des hommes de basse naissance (SufTYcvttc). Euripide prend résolument parti pour les seconds contre les premiers. Il lui arrive de plaindre les gens d'une haute condition, ceux dont la vie est menée par l'orgueil, qui sont esclaves de leur rang, qui ne peuvent ni exprimer toutes leurs pensées ni même pleurer en liberté *. Mais, s'il les plaint quelquefois, il ne les admire jamais. Ce qu'on appelle bonne naissance