‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 137 sur 341 · o/o5, fr · texte numérisé non relu

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4. Polyidos, fr. 641. Alex, fr. 54; 55. Cf. les développements ironiques sur la puissance de l'argent. Andrcmède^ fr. 142; Aleménet £r« 95; Danaé, fr. 324; 326 (sur les parvenus), etc.

pas noble, « quand même il descendrait d'un père supérieur à Jupiter* » .

La vraie noblesse pourra donc se rencontrer chez le pauvre, chez l'homme du peuple. Dans sa tragédie ^Oreste, Euripide nous montre un de ces travailleurs honnêtes et intelligents, comme il devait s'en trouver plus d'un à Athènes, pénétrant dans l'assemblée populaire, où il n'a pas l'habitude de la parole, mais où son bon sens lui tiendra lieu d'éloquence. Comme le Paysan du Danube, « il n'est pas beau à voir, mais il a du cœur ; il fréquente rarement la ville et les assemblées qui se tiennent sur l'agora : c'est un de ces travailleurs des champs qui seuls sauvent le pays. Il sait cependant parler, quand il veut, cet homme intègre dont la vie est irréprochable » '. Euripide ne s'est pas borné à cette courte esquisse. Il a achevé de dessiner ailleurs ce type de l'honnête homme sorti du peuple. En attribuant, dans son Electre, un noble rôle à un paysan, à un laboureur, il a voulu indiquer que l'âme la plus généreuse peut se loger sous la plus grossière enveloppe.

C'est une des nouveautés de son théâtre que ce personnage du Paysan de la tragédie A' Electre; personnage secondaire, sans importance pour l'action, mais dont l'attitude frappe et étonne. C'est lui qui dit le prologue. Il rappelle d'abord ce que tout le monde sait: le meurtre d'Âgamemnon, l'union cri-

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