Fragm. 184; 187, 3. Cf. Médée
3. loHf 634 : « Le loiair est ce qu'il y a de plus cher à Thomme. » Anlhpe, fr. 193.
Si la politique a sa place dans quelques parties de l'œuvre d'Euripide, il faut cependant se garder de l'y apercevoir partout. Certaines erreurs éclatantes de la critique ancienne et de la critique moderne nous avertissent du danger qu'il y a, dans cette recherche des allusions, à vouloir se montrer trop pénétrant, et à quel point il est facile de s'y égarer sur de fausses pistes. Socrate était bien vivant et encore loin de la tombe lorsque Euripide fit jouer son Palamêde* : cela n'empêcha pas plus tard d'ingénieux esprits de découvrir que deux vers du Palamède étaient un reproche sanglant lancé par le poète aux Athéniens condamnateurs de Socrate ^ Gléon était depuis longtemps descendu chez Hadès au moment de la représentation à' Ores te; et pourtant un vers d'Or este parut ensuite à quelques-uns être une dénonciation manifeste des menées du célèbre démagogue '. Mais les méprises chronologiques des anciens n'approchent point de celles d'un savant allemand, Hartung, qui, dans son Euripide restitué ^ a poussé très loin l'art des conjectures. Cet art l'avait amené, par une suite de fines déductions, à fixer la date du Chrysippos à l'année 441, celle A'Œnomaos à 418, celle des Phéniciennes à 408. Peut-être en aurait-on cru Hartung, si la découverte d'une didascalie des Phéniciennes n'eût détruit tout l'échafaudage de ses raisons, en nous apprenant que les trois tragédies que cet habile critique
1. La pièco a été jouéo en 415, avec les Troyennes, Ëlien, Hist, Var, II, 8. Schol. Aristoph. Guêpes, 1317.
2. Oiog. L. II, 44. Philochore, cité par Diogène, faisait remarquer qu'Euripide était mort avant Socrate.