Nauck», Fragm, 698. Cf
3. Acham,, 432-463. La besace et le bâton de Téléphos étaient restés célèbres dans l'antiquité. Diog. Laert., VI, 87. Max. Tyr., VII, iO, p. 77, Davis, etc.
d'Egypte, à qui la mer a englouti ses riches costumes et ses manteaux de pourpre, est en fort piteux état : il n'a pour couvrir sa nudité que quelques pauvres lambeaux d'étoffe, et sa mine est si mauvaise qu'il se voit refuser, tout roi qu'il est, l'entrée du palais égyptien par la vieille femme qui en garde la porte*. Philoctète, à Lemnos, traînant hors de sa caverne sa jambe rongée d'ulcères, le visage sillonné de rides profondes, la chevelure et la barbe hérissées, avec une peau de béte sauvage jetée sur les haillons qui recouvrent mal son corps décharné*, était plus pitoyable encore.
On ne saurait méconnaître l'intention du poète. 11 s'est proposé d'exciter la pitié en faveur de quelquesuns de ses personnages, non point seulement par le contraste d'un extrême abaissement succédant à la plus grande élévation, mais en mettant sous les yeux les signes extérieurs de leur misère et les laideurs répugnantes de leurs infirmités ^ Ces rois mendiants, ces héros boiteux sur lesquels s'exerce la verve intarissable d'Aristophane, sont-ils* cependant particuliers au théâtre d'Euripide?
Chez Sophocle, Œdipe est un roi, réduit comme GËneus à la mendicité, affligé comme Bellérophon d'une infirmité cruelle. Vieil aveugle, errant çà et là sous la conduite de sa fille, ses vêtements, toujours les mêmes, sont sales et déguenillés ; ses cheveux blancs « non peignés » voltigent au vent ; il porte