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de la monodie d'Ores te ^ On ne saurait donc contester que le poète comique n'ait bien saisi et n'ait mis en saillie d'une façon assez amusante certains caractères de ces monodies dont le succès lui causait tant de dépit.
La critique d'Aristophane s'étend, plus générale, à tous les chants lyriques, monodies ou autres, des tragédies d'Euripide, comme on en peut juger par la parodie qui précède celle dont nous venons de parler. « Alcyons, qui, près des vagues intarissables de la mer, gazouillez en trempant vos ailes dans l'humide rosée des flots ; et vous qui, sous nos toits, dans les coins, ti-ti-tissez, araignées, de vos pattes agiles la trame de vos toiles, exécutant le même travail que la navette harmonieuse; là où le dauphin qui aime la flûte bondit autour des proues des navires aux noirs éperons; oracles et courses de stade; éclat joyeux du pampre de la vigne dont la grappe tortueuse calme les chagrins de la vie. Jette tes bras, mon enfant, autour de mon cou. — Vois-tu (Eschyle s'adresse à Bacchus) l'harmonie des pieds de ce vers*. » Aristophane ici n'invente rien, ou plutôt son invention consiste à détacher de difiérentes pièces d'Euripide plusieurs lambeaux lyriques' pour les coudre ensemble
i. Voir pour ce morceau le tableau des mètres à la fin de l'édition de Kock.