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6. C'est le reproche qu'on lui faisait déjà dans l'antiqmté. Théon, Progymn.y p. 149.
7. Hécube, 603. Cf. Fragm. 924, Nauck», pt^ |jloi Xeirrôv eÎYY«v* |ji.vO{i)v, ^yixh-
le sait, qui le dit, et qui ne la supprime pas ! Quand il se critique ainsi lui-même, est-ce de sa part un pur jeu d'esprit? N'est-ce point plutôt qu'il songe à faire plaisir en passant, avec une complaisance qu*il veut qu'on remarque et dont il entend qu'on sache le prix, à un public raisonneur et ami des subtilités, à une jeunesse qui écoute les sophistes et qui les admire?
Il a avec ces virtuoses de la parole d'autres points de contacti Ceux d'entre eux qui les premiers tentèrent une étude scientifique du langage, Protagoras qui faisait payer cinquante drachmes à ses disciples le plaisir de Tentendre disserter sur « le juste emploi des mots' », ont contribué, par leur enseignement, à affiner la langue hellénique. De même Euripide, dont le style, en dépit de son apparente simplicité, n'est pas exempt de recherche, semble avoir poussé cette langue à un degré de délicatesse inconnu jusqu'alors. La liste serait longue des mots qu'il parait avoir créés ou composés pour leur faire exprimer les nuances de sa pensée, qui du moins ne se trouvent point avant lui, qui ne se rencontrent pas non plus après ^ Gomme les sophistes encore, il se complaît aux étymologies ', dont Eschyle et Sophocle s'étaient montrés moins prodigues.
1. Platon plaisante plus d*une fois à ce sujet. Protag. 337 a, 339 e. CraL 384 b. Euthyd, 277 e, etc.
2. Nous no pouvons donner ici les preuves de ce que nous ayançons après une étude attentive du texte do plusieurs tragédies d'Euripide. Ce point fournirait matière à un travail spécial.
3. Il explique exactement les noms dePoIynice (PA^ic., 1494), Penthée (BflK;cA.,367), Théonoé (Hélène, 13),Thoas(//)Ai^. T., 32). — Les interprétations des noms d'Alexandros (Fragm. 64. Varron, Lingr. /., VII, 82), Aphrodite (Iroy., 989), Amphion{Jî^ym. Af. ,p.92, 24. Hygin,
Une parenté d'un ordre plus général Tattache à eux : on ne saurait nier qu'il ne soit souvent animé de leur esprit. Ces marchands de sagesse sont venus, il est vrai, trop tard à Athènes pour avoir vendu leur science à la jeunesse du poète, qui n'a pas été façonnée à leur image. Euripide, quand il connut Protagoras, était arrivé à l'âge mûr; il n'a pu fréquenter Gorgias^ Prodicos et les autres qu'aux limites de la vieillesse. Pour cette raison, il est impossible de bien savoir ce qu'il leur doit, de déterminer exactement dans son œuvre ce qui vient d'eux. Si Euripide n'eût abandonné la philosophie pour le théâtre, peut-être fût-il devenu, sans avoir besoin des leçons de personne, par le seul eflFort de ses réflexions, et en suivant la pente naturelle de son génie, l'un des plus grands, sinon le premier, d'entre les sophistes. Il avait en commun avec eux l'esprit de recherche qui examine tout et met tout en question, l'ironie qui perce à jour les préjugés régnants et les idées conventionnelles, l'audace sceptique qui ébranle dans leurs fondements les traditions religieuses. Qu'il l'ait voulu ou non, il a travaillé à leur œuvre.
Fable 7), Atréo (//>%., A. 321), Capanée (SuppL, 496), Ion (v. 661). Méléagre (Fragm. 517), Téléphos (Moses Choren. Progymn.,9i^. Moineke, Com, gr,, V, 57), Zéthos (Fr. 181), sont de pure fantaisie, comme en général les étymologies du Crattjle de Platon.