Iphiff. A
2. Éleclre, 1012. — Hélène envoie comme offrande au tombeau do sa sœur Glytemnestre des cheveux coupés sur sa tête ; mais elle a soin, pour ménager sa beauté, de ne retrancher que l'extrémité de sa chevelure {Oreste, 128). Il est vrai qu'Hélène est la plus coquette des femmes.
une idole (àyalii.») qu'il faut habiller magnifiquement et dont l'entretien coûte si cher qu'ils en sont ruinés*. Le poète nous montre encore les femmes tenant à la main ces miroirs métalliques dont le poli brillant reflète l'éclat de leur beauté ^ Il nous montre surtout, dans une circonstance fort dramatique, une femme qui meurt de la plus affreuse des morts, pour être tombée dans le piège qui a été tendu à sa vanité et à son amour de la parure. Il s'agit de la fille de Créon, roi de Corinthe, celle qui a volé à Médée l'amour de Jason. Avant de partir pour l'exil, Médée veut se venger de sa rivale. Feignant d'avoir une grâce à lui demander, elle lui envoie en cadeau un diadème et une robe dont le tissu empoisonné s'attachera au corps de la malheureuse pour la brûler dans d'atroces souffrances. Ce sont les enfants de Médée qui. sous prétexte d'aller implorer la faveur d'échapper à l'exil, sont chargés de porter ces présents. Quand ils arrivent, la fille de Créon détourne d'abord la tôle : elle a en horreur les enfants de Médée et ne veut point écouter leurs supplications. Mais, si elle les repousse, c'est qu'elle n'a pas vu ce qu'ils apportent. Aussitôt qu'elle aperçoit leurs présents, un brusque changement s'opère dans ses sentiments. « Dès qu'elle vit la parure, elle ne résista plus et accorda tout à son époux. A peine les enfants et leur père étaient-ils sortis du palais qu'elle prend la robe aux belles couleurs et s'en revêt : elle place la couronne d'or sur sa chevelure, qu'elle arrange devant un miroir bril-