Thucyd., V
3. Bœckh, Grœc. trag. princip., p. 190. H. Weil, De trag. yr. cum rébus piihlicis conjunctione, p. 20.
4. Welcker, Griech. Trag., p. 439. Pflugk (préface de son édition des Héraclides) place cette pièdh entre 429 et 426. Zirndorfer {Chronol. fah. Eurip., p. 30-35) en fixe la date on 425.
o. Analecla Euripidea, p. 151-152.
les descendants de ceux-ci (les Héraclides) auront eu moi un ennemi implacable, lorsqu'ils viendront ici avec une nombreuse armée, au mépris de la reconnaissance qu'ils vous doivent pour ce bienfait*. » Cette prophétie n'échappe pas à la loi générale des prophéties. Composée après l'événement, elle se rapporte à des faits récents, encore présents à tous les esprits, et, d'une façon indubitable, à une invasion des Lacédémoniens. Les Lacédémoniens, entre 431 et 42S, ont envahi cinq fois l'Attique. De quelle invasion s'agit-il? Eurysthée, d'après le texte d'Euripide, doit être enseveli sur le territoire du dème de Pallène, qui faisait partie de la tétrapole attique, et c'est là, non loin de son tombeau, que les Spartiates, dans leurs incursions, rencontreront son hostilité. Or, nous savons par le témoignage de Diodore qu'en l'an 430 les Spartiates ravagèrent toute l'Attique, à l'jexception de la tétrapole. Ils épargnèrent ce pays, dit l'historien, parce qu'autrefois il avait donné l'hospitalité à leurs ancêtres, qui en étaient partis pour vaincre Eurysthée : il leur paraissait juste de répondre par un bienfait à celui qu'avaient reçu leurs pères ^ Que les Spartiates, en s'arrctant devant les limites de la tétrapole, aient obéi, comme le veut Diodore, à un sentiment de reconnaissance, ou qu'ils aient cédé, comme semble l'indiquer Euripide, à la terreur superstitieuse que leur inspirait le tombeau d'Eurysthée, il n'en est pas moins vrai que l'accord du texte de l'historien avec celui du poète ne permet