ProbL, XXXI. Cf. Cicér., Tusc, I
3. Fragm. 910 (Clcm. Alex., Strom,, IV, p. 634. Thêmist.,p. 307 d). Cet éloge du sage a été rapproché du portrait du philosophe tel que le peint Socrate dans le Théxtète, p. 173 d.
4. Fragm. 902, où Nauck adopte maintcnantla leçon tov ètOXôv àv8pa.
qu'il entend parler; ce qu'il veut exprimer, c'est l'idée générale de la prééminence de la science et de l'attachement qu'il a pour elle. Faut-il voir enfin une allusion à Anaxagore dans les paroles de Mélanippe, qui, avant d'exposer l'origine des choses, avertit que « ce discours n'est pas d'elle, mais qu'elle le tient de sa mère^ »? La mère de Mélanippe est en effet la fiJle du centaure Chiron, sorte de philosophe des temps légendaires, dont la sagesse, chez les Grecs, était proverbiale. Quand Mélanippe prévient le public qu'elle va parler d'après sa mère, autrement d'après le centaure son aïeul, c'est, de la part du poète, une précaution, aussi ingénieuse qu'insuffisante, pour faire excuser 'la longue tirade philosophique qu'il met dans la bouche de la jeune fille. Il n'y a point de raison sérieuse de croire que le mot de « mère » n'est ici qu'une figure destinée à rappeler le souvenir d'un maître tendrement aimé '.
On croit découvrir ailleurs des preuves plus sûres de rapports étroits entre Euripide et Anaxagore. Le chef du chœur de la tragédie d'Alceste, cherche à consoler Admète de la perte de son épouse en lui disant que, dans sa propre famille, il a vu un jeune homme, un fils unique, arraché par la mort à son
au lieu de aoçôv yàp av3pa. Le sage dont il est question dans un fragment (964, Nauck^. Plut. Consol. à Apollon., p. 112 d), ne désigne pas non plus nécessaii'cment Anaxagore.