‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 270 sur 351 · Ore«<e · texte numérisé non relu

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pour fixer le sort d'Agave, celui du vieux Cadmos et de sa femme Harmonia* ; il vient surtout pour don- | ner, du haut du théologéion, la morale du drame, pour | déclarer aux hommes que l'atroce supplice de Penthée f est le châtiment de l'impiété qui a méconnu sa puis- j sance divine*. Les Bacchantes sont donc une tragédie «i à part parmi celles que nous venons de citer. Bacchus | ne peut y être considéré comme un dieu de dénoue- i', ment, puisque c'est un dieu dont l'action remplit la \ pièce entière.

Ces exemples nous permettent de juger exactement de ce qu'il faut entendre par le deus ex machina dans le théâtre d'Euripide. On aurait tort de croire que le poète ait toujours appelé la divinité au-dessus de la scène ; on ne se tromperait pas moins en affirmant que, quand il l'appelle, il l'emploie régulièrement à résoudre, à sa place, les complications d'une action confuse. C'est seulement dans la seconde moitié de sa carrière, vers les premières années de la guerre du Péloponèse, qu'Euripide se servit de la machine ^ ; et parmi les pièces qui sont restées de lui, il n'en est qu'une, VOreste, où le dénouement de l'action soit entièrement dû à l'intervention d'un dieu. 11 n'y en a qu'une non plus, X Iphifjénie en Tauride, où la divi- ï nité facilite dans une certaine mesure le dénouement, »

1. B«cc/i.,1330 et suiv. Wecklein. On sait qu'avant ces vers il y a plusieurs lacunes dans le texte des paroles prononcées par le dieu.

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