‹ Euripide et l'esprit de son théatreChapitre 333 sur 351 · Electre, 112-166 ; Oreste · texte numérisé non relu

Electre, 112-166 ; Oreste

3. 990-1008; 1012-1030. Cette monodie est coupée en deux parties par une réflexion du coryphée. Mais Évadnc semble ne pas avoir entendu les paroles qui lui sont adressées.

6. Le premier vers peut en donner une idée : àvtxe, ndtpexe» f &(

qui, dansArgos, vais m 'unir au sang- des rois! Hymen, ô roi Hyménée ! Puisque toi, ma mère, toute aux gémissements et aux larmes, tu pleures la mort de mon père et la ruine de ma chère patrie, c'est moi qui, pour célébrer ma fête nuptiale, allume la torche sacrée et fais briller au loin sa lumière en ton honneur, Hyménée, en ton honneur, Hécate ! car c'est par vous que les vierges deviennent épouses selon la la loi. — Danse d'un pas léger et mène le chœur, Évan! Evoé! comme aux jours les plus heureux de mon père. Notre chœur est sacré: conduis-le toimême, ô Phœbos! car je suis prêtresse de ton temple orné de lauriers, Hymen, ô Hyménée, Hymen! Préside au chœur, ô ma mère, et mène la danse : promène çà et là en cadence et unis aux miens tes pas. Criez « ô Hyménée ! » et célébrez l'épouse par vos chants joyeux, par vos acclamations! Allons, vierges phrygiennes, parées de beaux voiles, chantez mes noces, chantez l'époux dont je vais partager la couche pour obéir au Destin ' ! »

Est-il besoin de faire ressortir à quel point, dans la situation cruelle où se trouvent Cassandre et sa mère qui l'écoute, ce chant d'hyménée, dont plusieurs détails rappellent la réalité des cérémonies nuptiales, est dramatique? — Il est des situations plus violentes encore où, sous l'aiguillon des tortures physiques, la souffrance de l'âme, arrivée à son paroxysme, ne trouverait que des cris pour s'exprimer, si la monodie, par la souplesse et la liberté de ses

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