Grenouilles
3. Les vers 1317-1318 sont empruntés textuellement à un chœur d'Electre, v. 433-436. On en conclut que le reste se compose également de contons lyriques d'Euripide. Les vers très gracieux du début, àXxuôve; — opoirtïôixEvat ne rappellent que de loin Iphig. eti T., 1089, opvt;... àXxvwv àêiSEt;. D'après le Scholiaste, ils proviennent d'Iphigénie à Aulis, où ils ne se retrouvent plus aujourd'hui. Les vers
au hasard. Dans les chœurs du poète tragique, il n'y aurait donc, selon lui, ni développement régulier, ni suite d'idées, mais seulement un amas d'images incohérentes et disparates, où l'esprit chercherait vainement un sens, où l'oreille seule percevrait un vague cliquetis de sons. Encore ces sons prêtent-ils à rire par l'accumulation de plusieurs notes de chant sur la même syllabe et par l'impudence d'Euripide qui porte la main sur la métrique traditionnelle. N'a-t-il pas osé, au mépris des lois établies par les maîtres, introduire un pied anapestique à la base d'un vers glyconien*? Quel crime abominable! Et ne faut-il pas qu'Aristophane défende contre lui la'vieille métrique, de même qu'il défend les vieilles mœurs?
Un instant auparavant, il s'est moqué de cette variété de la musique d'Euripide qui prend son bien partout, qui emprunte tantôt aux airs populaires de la Grèce, chansons de table et chansons de danse, tantôt, pour ses thrènes, aux airs asiatiques ^ Mais était-ce donc une nouveauté dans la tragédie que cette association de la musique étrangère à la musique hellénique? Celle-ci, pendant longtemps grave et sobre, ennemie de tout excès, avait dû, quand se développèrent le dithyrambe et le drame, aller demander à la Lydie et à la Phrygie ce qui lui manquait : les accents éclatants de la joie et de la dou-
13<.3-4316 seraient tirés du Méléagre, et les vers 1320-1322 de VHypsipylè .