‹ Euripide et ses idées [microform]Chapitre 222 sur 362 · Dktys, Ira^m · texte numérisé non relu

Dktys, Ira^m

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respectueux; car les enfants ne sont pas les égaux de leurs parents. Us doivent les honorer-, leur obéir et comprendre que cette obéissance est légitime». Mais, comme l'homme avait alors, autour du foyer la même supériorité sur la femme que celle dont il jouissait dans la vie de la cité, il en résultait que l'amour des fils allait plus volontiers du côte du père. Quelquefois, le fils aimait sa mère seulement parce que cela était juste, un peu par raison. Et il concevait bien qu'elle avait le droit de s'en plaindre, puisqu'il lui en demandait presque pardon 3 Car 11 n'est pas d'amour plus doux que celui des enfants pour celle qui les a mis au monde. Aucune affection ne ressemble à celle-là 4.

On remarquera sans doute que jusqu'ici, conformément aux habitudes antiques, il n'a jamais été question que des enfants mâles. On ne nous a pas encore parlé des filles. En effet, elles ne comptaient guère dans la vie quotidienne. De là vient cette tendance qu'ont les poètes tragiques, et en particulier Euripide, à ne leur donner accès dans ses pièces que pour nous apitoyer sur leur mort prématurée. Ce sont des êtres exceptionnels d'où la convention n'est pas toujours exclue^. On les voue à des sacrifices héroïques, parce qu'elles sont jeunes, et qu on n'a presque que ce moyen, tant leur vie journalière est jugée peu intéressante, de nous faire songer à elles.

L'orgueil des pères ne s'occupait pas des filles c. Telle était la règle 7 Il fallait trop souvent que, comme Iphigénie, elles suspendissent à leur cou la faiblesse de leur corps, pour qu'ils eussent l'occasion de remarquer, du moins dans le drame, leur douceur et le charme toutpuissant de leur innocence. En un moment moins douloureux ils ne s'en apercevaient point. Et c'est un aveu bien rare que celui d'Iphis

». Alopi, fragm. 109, ito; Anhilaos, fragm. «34.

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