Hécubet v. 534 sqq
dey^n^^i' vT^^n'^l P*^'«%"^<^«"cordenl pas avec celles de Tirésias, mais le devin dit, V. ii5 sqq., ce qui est et ce qu» sera; la mère, v. 184 sqq ce qui s'est accompli jusqu'au jour de sa mort. ^^ ' ^ ^'
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mort., mais encore qu'il n'était pas nécessaire d'attendre jusque-là pour se revoir >. Depuis que l'ombre de Darius apparut, en 47a, aux spectateurs émerveillés des Perses, pour leur prédire le désastre de Platées on s'était habitué assez vile à entendre au théâtres parler les morts, et Euripide put montrer aux Athéniens, sans trop les surprendre, l'ombre de Polydore au commencement de YHécuhe. Mais ce n'était là qu'un artifice dramatique. Comme il resta toujours rare, il n'est pas défendu de supposer que le public n'y croyait guère 4, et que le poète, n'y croyant pas, répugnait à l'employer.
Au contraire, il arriva fréquemment que des vivants invoquaient des morts et se mettaient sous leur protection. Electre et Oreste, avant ^ l'exécution de leur vengeance, supplient Agamemnon de les y aider • dans son tombeau 5. Cette invocation, visiblement imitée des Choéphores, suppose qu'un père a encore sous la terre une existence véritable, qu'il entend la voix de ses enfants, qu'il a le pouvoir de les assister. Et ceux-ci, semble-t-il, ne sont pas sourds, même quand ils ont quitté la vie, si leurs parents les appellent. Hécube. avant de laisser le rivage troyen derrière elle, frappe le sol de ses deux mains. Elle veut faire parvenir ses lamentations jusqu'aux cadavres de ses enfants, couchés dans la terre dont on l'arrache, tandis qu'agenouillées les femmes du chœur appellent leurs époux morts à grands cris 6.
Seulement, avec Euripide, il est prudent d'avoir quelque méfiance quand il s'agit de choses surnaturelles. On ne peut s'empêcher de se demander s'il croyait à ce qu'il suppose. Cette méfiance est-elle déplacée? Qu'on en juge. N'est-ce pas Mégara, invoquant son époux Héraclès qu'elle croit mort, qui doute fort que son appel soit efficace.