‹ Euripide et ses idées [microform]Chapitre 31 sur 362 · I. Suidas, au mot SoçoxXf · texte numérisé non relu

I. Suidas, au mot SoçoxXf

d'Euripide dans ?es partiel chant^erdrse d;t:s'"'^r I' f*J? 'TfT'"'' lyriques de la tragédie grecque. Paris KlincItSerk .It . '^'' *" ^'"''^'

bien des choses sont mortes, qu'il est impossible de faire revivre, si belles qu'elles aient été. Elles sont seulement accessibles aujourd'hui à quelques érudits. Mais tout le monde n'a pas le loisir de se faire le contemporain des siècles évanouis. Et ce n'est pas un mal. Le nôtre a bien le droit de vivre.

Ce qui nous intéresse surtout, ce sont les idées. C'est par elles que les œuvres anciennes, continuées et prolongées dans celles des modernes, resteront toujours vivantes. C'est pourquoi, après avoir dit quelques mots des innovations les plus remarquables que le poète apporta dans la technique du drame, nous essaierons de préciser quelles étaient les idées vers lesquelles inclinait naturellement son esprit, celles qui ont donné à son œuvre sa couleur propre, son parfum. Nous nous efforcerons de trouver quelle était sa vision coutumière des choses et comment il la traduisait. Car les pensées d'un écrivain suivent toujours une pente plus ou moins sinueuse, et il faut d'abord en relever l'orientation générale, si l'on veut comprendre son véritable génie.

Les discours forment, on le sait, une partie considérable de l'œuvre d'Euripide. Les Grecs du v" siècle ont eu un penchant très vif pour la parole, et les héros dramatiques de ce temps l'ont presque autant aimée que la lumière du jour. Mais ils ne s'en sont pas servis comme nous le ferions nous-mêmes. La sophistique contemporaine se fait sentir dans leurs vers. Il faut en souligner la trace. De même, certaines subtilités, pour lesquelles Euripide a eu de la complaisance, seront notées avec soin. Ce seront des ombres légères ajoutées au tableau, sans lesquelles le personnage qu'on y peint ne serait pas ressemblant. Mais on doit avant tout être impartial, et dire la vérité quand on croit la connaître. N'y a-t-il pas des imperfections même chez les plus grands poètes ? Sophocle n'est-il pas quelquefois trop^ habile, et dans VÈlectre, par exemple, le long récit de la mort imaginaire d'Oreste, où les détails ont tant de précision et de relief», n'est-il pas trop bien inventé? Le plus ingénieux menteur n'atteint jamais à une telle maîtrise 3.

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