Ibid., V. 33 sqq
S. Ibid., V. 77 «qq.
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j. - Vivait .- ^ .f -m.-.
qu'elle a coifronné de fleurs nouvelles les autels du palais, qu'elle s'est précipitée pleurante sur sa couche nuptiale, qu'elle a dit le suprême adieu à ses esclaves». Notons quel crescendo savant Euripide observe depuis l'ouverture de son drame, et comme des tons assourdis du début il arrive peu à peu à des sonorités éclatantes.
Enfin, à pas lents, Alceste fait son entrée dans le théâtres Elle jette un long regard vers le firmament lumineux. Elle y voit de blancs nuages, qui chevauchent dans l'azur profond, et, levant les bras, défaillante, elle s'écrie: « 0 soleil! ô lumière du jour! et vous, tourbillons célestes de la nuée voyageuse! ô terre! ô palais! ô lit nuptial d'Iolcos, ma patries !... »
Si, dans le public de 438, il s'est trouvé un seul spectateur qui n'ait pas été ému par les regrets harmonieux de la jeune femme, il faut renoncer à l'art des préparations. Quant à concevoir qu'il y ait eu quelqu'un d'assez inintelligent pour ne pas comprendre, ce qui arrive si fréquemment dans nos opéras 4, quel personnage gémissait ainsi sur la scène, cela est vraiment impossible. Depuis le commencement de sa pièce, Euripide nous a répété sur tous les tons, en vers récités, en vers chantés, en vers qu'accompagnait le flûtiste, que c'est Alceste qui va mourir, et nous sommes presque au quart de la tragédie.
Mais n'y avait-il pas un inconvénient à prédire avec tant d'insistance le cours que devait prendre l'action du drame? Ici, Alceste qui se sacrifie reviendra à la lumière du jour : Apollon nous le dit dans les premiers vers. Il assure à la Mort qu'elle aura beau faire, qu'il lui ravira sa proie, qu' Alceste récompensée de son dévouement sera rendue à son mari 5. Ailleurs, Polydore nous raconte à Tinsu de sa