I. Vita, i6 sq. Cf. Suidas
a. En 3o6 et en a64. Cf. Wilamowilz, Herakles, p. 19, et Niese, Gesehicht* der griechischen uni makedonischen Staaten seit der Schlacht bei Chaeronea,\o\. I,p. 3i3 sqq., et vol. II, p. 235.
3. Electre, v. &3a-&5i, Ion, v. iaoa-iao8. Noter répithète çoivtxo-rxeXeî;. — Allusions à des tableaux, à des statues, ou expressions de métier : Hippolyte, v. 1078 sq.; Hécube, v. 56o sq., v. 807 sq.; Troyennes, v. 686 sq.; /on, v. 371. Dans ce dernier drame, v. 190 sqq., Euripide a même décrit les sujets mythologiques représentés autour du temple. Boeckh a cru qu'il s'agissait là de tapisseries, Welckerde métopes» d'autres de fresques. Les fouilles de Delphes ne nous ont pas renseignés sur ce point.
LA VIE ET LE CARACTÈRE DE L ECRIVAIN >j
C'est peut-être parce qu'U ne fit rien qui méritât d'être rappelé. Eschyle avait lutté noblement dans les guerres médiques contre les envahisseurs de sa patrie, mais la génération glorieuse et austère à laquelle il appartenait, était déjà presque éteinte. Sophocle, après son succès de YAnligone, était nommé stratège, et, si nous nous étonnons de voir un poète commander avec Périclès une expédition contre Samos, c'est qu'à coup sûr nous ne connaissons plus la simplicité des guerres antiques, comme aussi nous pourrions bien ne plus avoir la libre aisance de l'esprit grec, ni sa souplesse, ni sa belle humeur. Euripide est plus voisin de nous. 11 n'a pas hérité de la vigueur enthousiaste qui précipita Eschyle dans la guerre contre les Perses, car ces temps sont déjà éloignés et le soleil de Salamine ne se lève pas tous les jours. Mais a-t-il la confiance de Sophocle, sa sérénité d'esprit qui est une des formes les plus aimables de la sagesse, et ce bonheur constant, don spécial des dieux, qui permettait à l'écrivain de diriger presque aussi aisément des marins et des hoplites que des choreutes et des acteurs de tragédie ? En aucune façon. Sur ce point, quoique son contemporain, quoiqu'il mourût même avant lui, Euripide est d'un autre âge et d'un autre siècle. A ses yeux, la guerre apparaît ce qu'elle est en effet, un iléau sanglant dont l'homme n'a pas souvent le droit d'être fier. Peut-être voyait-il ainsi les choses parce que c'étaient des Hellènes qui s'entre-tuaient et que leur lutte avait le tort d'être interminable. Aussi aspirait-il ardemment après la paix. A mesure qu'a vieillissait, U la suppliait de revenir dans sa patrie, d'y faire refleurir le printemps, d'y ramener la joie des chœurs et des banquets .. Plus tard, U la saluait avec une sorte d'amour attendri à la fin d'un de ses drames, et l'appelait la plus belle des divinités». Dans les derniers jours de sa vie, désespérant de la jamais revoir, il lui adressait une invocation suprême, pleine du souvenir attristé de tous les jeunes gens qu'il avait vus disparaîtreS. Et la Uste devait en être longue.
S'il servit donc, ce fut contre les gens d'Égine, ceux de Béotie* ceux de Lacédémone, qui tous parlaient sa langue. A mesure que les années s'écoulaient, la guerre du Péloponnèse devenait plus douloureuse et plus âpre. Quand les hostilités commencèrent entre Athènes et