‹ Euripide et ses idéesChapitre 194 sur 388 · Electre, v. 82C sqq · texte numérisé non relu

Electre, v. 82C sqq

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mes, ils avaient à plus forte raison offensé les dieux i. Ion, qui sur les choses religieuses, où ses pareils ont Tesprit si fermé, a le sien si ouvert, était révolté de la présence de ces gens-là dans le temple de Delphes. Il ne voulait pas les laisser s’asseoir sur les autels : pour Apollon, il jugeait que c’était un fâcheux contact^. Ailleurs unpersonnage inconnu va beaucoup plus loin. Il ne craint pas d’affirmer que s’il voyait un malfaiteur dans un sanctuaire, sans se soucier de la loi, sans craindre les dieux, il l’en arracherait pour le livrer à la justice, parce qu’un criminel doit être traité en criminel 3. Nous ne savons si dans le cours de la pièce il exécutait sa menace. Gela est peu probable. On raisonne plus qu’on n’agit dans le théâtre d’Euripide. Mais l’indignation de celui qui les faisait parler était légitime, puisque, quatre ou cinq siècles plus tard, le sénat romain fut contraint, sous Tibère, de fermer un certain nombre de ces asiles^, tant la sécurité qu’y trouvaient les gens sans aveu était devenue intolérable.

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