POUR LES MORTS
paru de la terre , plus on a besoin de croire qu’ils existent encore , et plus on se persuade aussi de la réalité de cette existence cachée à nos yeux. On conserve, on entretient avec eux des rapports de souvenir, de reconnoissance , et d’espoir. On se flatte de les retrouver un jour , et l’on redoute moins le passage pénible qui reste à franchir pour jouir d’une si douce réunion. On dit avec l’Antigone de Sophocle : « C’est là que je « reposerai , l’amie avec son ami. On est « plus long- temps avec ceux qui sont « descendus dans le tombeau qu’avec « ceux qui restent sur la terre. Là, près « de lui, j’y demeurerai toujours *. »
(l) far avril Ktl<ro/aai , <plxn pirct.
Este/ îtAe la>v %povoç ,
Ov ô~ti /a apt tricn v to7ç x.aru , râv iiêai't Eau yup ait) Ktlrofcui,