‹ Œeuvres complètes de Bourdaloue, de la Compagnie de JésusChapitre 25 sur 92 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Dans la profession religieuse nous ne pouvons , sans l'observation de nos règles , conserver la paix avec Dieu.

Qu'est-ce que la règle qui nous est prescrite dans la religion? c'est une volonté spéciale de Dieu par rapport à nous et pour nous. Quand donc je m'attache à observer celte règle, je m'unis de volonté avec Dieu , et dèslà je suis en paix avec lui. Mais, par un effet tout contraire, quand je désobéis à ma règle, je me sépare en quelque sorte de Dieu , et par conséquent je romps la paix entre lui et moi.

Si je ne la romps pas absolument , celle paix, parce que la transgression de ma règle ne va pas jusqu'au péché mortel, du moins je la trouble, et j'arrête ainsi le cours des communications et des grâces de Dieu.

Mais, dira-l-on, la transgression de la règle n'est pas même une offense de Dieu vénielle : à quoi je réponds que l'infraction de la règle peut n'être pas un péché prise en elle-même , et l'être dans ces circonstances. Quoi qu'il en soit, il suffit que ce soit une imperfection, pour empêcher d'avoir avec Dieu une union aussi étroite que je dois la souhaiter.

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