PREMIÈRE PARTIE
Rien de plus efficace que les œuvres de la charité chrétienne pour défendre, notre humilité de l'orgueil des richesses. Car si le riche a du bien , il doit , en vertu de l'obligation de l'aumône et des œuvres de charité , se dire à lui-même que ce bien n'est point proprement à lui, qu'il ne l'a que par commission, et qu'il en est comptable à Dieu et aux pauvres : à Dieu, dont il l'a reçu; aux pauvres, pour qui il l'a reçu.
De là il s'ensuit qu'il ne doit se considérer que comme le tuteur des pauvres, et comme ayant été établi do Dieu pour les servir.
Servir les pauvres, ministère honorable, puisque c'est servir Jésus- CluisL môme : mais du reste, ministère bien capable de rabattre les enllures de notre cœur, et les hau-
LYSE
leurs de notre esprit. Exemples do saint Louis, et des deux saintes Elisabeth.