Ye demontroit rien en elle
Que d'ufi cheualier vaillant, page l36.
La syntaxe exigeroit: JVe démontre rien en elle, les autres verbes qui précèdent étant au présent.
220. — L^orguilleus Jlls de Clymene, page iZj. Prométhée, fils de Japet et de Clymène.
NOTES. îii5
5.21. — V^n peu plus haut que la plaine, page iZj. La description du jardin de Louise Labe', qui commence à ce vers, mérite de fixer l'attention des lecteurs. C'est, à mon gré, un morceau plein de grâce et do poésie.
222. — Du îuste Roy de Corcyre, même page. Alcinoiis : ses jardins ou vergers étoieut célèbres dans l'antiquité, et tout le monde connoît la description qu'Homère nous en a laissée (Odyss. Vil). Martial coraparoit à ces mêmes jardins celui que Marcelia lui avoit donné ou conservé en Espagne : Hoc nemus, hi fantes, etc. (liv. xrr, Ep. 3i). J'en ai essayé autrefois l'imitation, ou plutôt la traduction suivante :
Ces fontaines, ce bois, cette épaisse verdure.
Ce ruisseau qui promène une eau limpide et pure.
Ces rosiers qui deux fois se couronnent de fleurs
Dont celles de Pœstum envîroient les couleurs ,
Ces légumes exquis qu'épargne la froidure ,
L'anguille qui serpente en ces bassins riants.
Et cette blanche tour que, non moins blanche qu'elle,
Habite de pigeons une troupe fidclle.
Je les revois enfin après trente printemps !
D'une femme chérie agréables présents!
Aux plus riches trésors Martial vous préfère;
Vous êtes son empire, et si Nausicaa
Offroit de lui céder le jardin de son père :
J'aime mieux, diroit-il, celui de Marcelia.
Ailleurs (liv. Viii, Ep. Q'à) ^ le même poète a encore recours à cette comparaison en faveur de la serre chaude d'Entellus ( Voy. note 5i) :
Qu'on vante les jardins du sage Alcinoùs ! Les tiens offrent encor de plus rares merveilles. La pierre diaphane y protégeant les treilles Défend, sans les cacher, les présents de Bacchus. Ainsi brille un caillou dans l'onde transparente 3 Tels, à travers les fils d'un tissu précieux. Se tracent les contours d'une taille élégante. L'hiver même, ô combien l'art est ingénieux 1 De Pomone remplit la corbeille odorante.
2i6 NOTES.
Cette dernière imitation est de feu M. de Kérivalaîit, et m'a été communiquée par M. de Labouïsse, son ami et le légataire de ses ouvrages. La pierre diaphane dont il y est question, est celle quelles anciens appeloient specularis , ou pierre de miroir, et dont ils faisoient leurs vitres.