om. o a. uno (TSV) plutôt que add. (H
49, om.xa heyez D. NaBavanx (TH) plutôt que add. (SV).
autorité dans une formule qu’il jugeait fausse; et ce sera Encore le cas vi, 42; vu, 27.28. Le nom de Nathanaël est en hébreu massor. Sans (Dieu a donné).
mais Nafavafl garde mieux la prononciation ancienne (cf. babyl. natan-ili),; il pouvait étre porté dans une population parlant araméen. Dans xx, 2, Nathanaël est de Cana en Galilée; sa présence prouve bien que nous sommes déjà en Galilée, et explique l’arrivée de Jésus aux noces. On admet volontiers que ce Nathanaël a dû être un apôtre, et que c’est Barthélemy, associé à Philippe dans les catalogues des synoptiques (Mt. x, 3; Mec. mm, 48; Le. vr, 44). Barthélemy serait une désignation qu'il était fils de Tolmaï. Zahn ne connaît aucun témoin de cette opinion avant le xmre s.; c'est cependant celle d'Ich‘odad (vers 850) : « il est admis que Nathanaël, c’est-à-dire Bar Toulmi, était bien instruit des écritures. » Peut-être les Grecs et les Latins ont-ils été arrêtés par ce nom différent, ne comprenant pas comme les Syriens qu'il était patronymique. — Sur Nazareth, cf. Comm. Mt. ur, 23.
46) L'objection de Nathanaël n’est pas celle des Juifs de Jérusalem contre la Galilée (vu, 44), car elle eût porté contre sa propre région. C’est une querelle de voisins. Etant de Cana, il n'a pas meilleure opinion de Nazareth que les Athéniens des Béotiens. Il sait d’ailleurs que cela ne peut fâcher Philippe qui n'en est pas. Mais aucun préjugé ne tient contre un fait. Philippe persuade à Nathanaël de venir voir, probablement au lieu où s'était arrêtée la petite caravane.
47) aAn0Gs ’Ispankirns ne doit pas être simplement synonyme de &Anbivos °L., « un Israélite vrai », mais signifie « vraiment digne du nom d'israélite »; cf. Plat. 1,642 D &Anfü zaÙ oùrt mhuotüs ayalol. Il serait étonnant qu'il n’y ait. pas là une allusion au sens d'Israël, qu'on pouvait rattacher à la racine sw, «être droit », sans aucune prétention à l’étymologie philologique. Du moins lechouroun, nom bienveillant donné à Israël (Dit. xxx, 5.26; Is. xuv, 2), est traduit par Jérôme rectissimus, Sym. 6 «d05<. En effet, ce qui suit explique la première pensée : être digne du mom d'israélite, c'était n'avoir pas de ruse; cf. Ps. xxxi, 2 oddé éctuv êv TT oréuart abroë déc. Cette qualité n'était pas
nous l'avons trouvé; c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » {Et Nathanaël lui dit : « De Nazareth peut-il venir quelque chose de bon? » Philippe lui dit : « Viens et vois. » 47 Jésus vit Nathanaël venant à lui, et dit de lui : « Voici un véritable Israélite, en qui il n'est point d'artifice. » #8 Nathanaël lui dit : « D'où me connais-tu? » Jésus répondit et lui dit : « Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu. » # Nathanaël lui répondit : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël! » 50 Jésus lui répondit : « Parce que je t'ai dit que je {'ai vu sous le figuier, tu crois? Tu
d’ailleurs si fréquente en Israël LES xu, 4) qu'il ne valüt la peine de la relever magnifiquement.
48) Nathanaël ne se laisse pas séduire par un compliment. Sa réponse, en forme interrogative, prouve qu'il ne voudrait pas être dupe. La réplique du Maître a le caractère d’un signe extraordinaire. Que Jésus ait vu à distance Nathanaël sous le- figuier de son jardin (IN Regn. 1v, 23 (Vg.); Mich. 1v, 4; Zach. x, 40), quand Philippe l’a appelé, cela témoignerait d’une vision extraordinaire, mais ne répondrait pas à la question. « Je t'ai vu » doit signifier ici j'ai vu qui tu es. Il est nécessaire de supposer que ce figuier rappelle à Nathanaël une circonstance, une crise de sa vie intérieure, car il nefsaurait pour lui être question d’un péché grave. Peut-être Natbanaël ouvrait-il son cœur à Dieu en le priant de lui faire connaître l'avènement du Messie. C’est quelque chose comme le signe de sainte Jeanne d’Arc donné au roi Charles VII. Loisy l’a très bien compris. Il ajoute : « Toute cette mise en scène est incohérente et bizarre si l'incident du figuier n’est pas symbolique » (p. 436), mais il néglige de dire quel est le symbole du figuier. L'ombre du péché (Aug.)? L'ombre de la Loi (Grég.)? Inutile de chercher. Ce qui demeure voilé n’est pas pour cela incohérent Jo. marque très clairement que Jésus a su se faire comprendre. à demi-mot.
49) La confession de Nathanaël dit la même chose de deux façons. Il reconnaît le Messie comme roi d'Israël, ou sous le nom de fils de Dieu. Thomas : Si enim ‘intelleæisset eum esse Filium Dei per naturam, non dixisset : Tu «es rex Israel solum, sed totius mundi. Loisy exagère : « Mais il est plus conforme à l’esprit johannique de supposer. que le nouveau disciple a reconnu le Logos- Christ à sa science divine » (p. 136). Si Jo. ne parle jamais plus du Logos, c’est qu'il a conscience d’en avoir dit aux chrétiens de son temps plus que n’en savaient d’abord les disciples. D'ailleurs si Nathanaël avait été si avancé, äl n’eût pas eu besoin d’en voir davantage (Thom.).
50) Le signe donné était suffisant pour reconnaitre l’envoyé de Dieu. Jésus cependant promet d'autres signes, et cela à Nathanaël lui-même. Il est donc demeuré un fidèle disciple. Augustin l’exclut de la liste des Douze comme #rop savant. Mais cela ne résulte pas de ses entretiens avec Philippe et avec le Sauveur; et ils? serait mis sans doute au niveau de ceux qui avaient tout à
apprendre.
F + À Ü ee l4 L “ robruv épn. ua Aéyer adTo ’Aunv auhv héyo Vutv, GVeode Tv oùpavèy &vewyéra nat Tods ayyéhous Toù Veoë avafaivoyras na xataBaivorras Eti
rdv vièy roÿ &v0pwrou.
54) aufv répété, ce qu'on ne trouve pas dans les synoptiques, tandis que Jo. a toujours la répétition, comme plus solennelle; mais c'est bien l'écho de la même manière. Dans l'A. T. héb. on trouve amen répété (Num. v, 22; Neh. vin, 6; Ps. xcr, 143; Lxxur, 49), mais seulement comme adhésion à ce qui vient d'être dit. La formule de Jésus est donc originale. Il s'adresse à Nathanaël, mais aussi aux autres, ëp:oûe, Ce’ qui suit est manifestement une allusion à la célèbre échelle de Jacob, le long de laquelle les anges montaient et descendaient (Gen. xxvinr, 40-47). C’est une manière de dire qu'aux miracles de Jésus les disciples reconnaîtront que le ciel est ouvert, et que les anges montent et descendent alternativement, sans doute au service du Fils de l'homme : ëxi s'entend de toute la manœuvre qui se passe au-dessus de sa tête, comme pour Jacob. Il ne faut donc point demander à quel moment de la vie de Jésus ce phénomène s’est réalisé littéralement par une vision sensible. Et en effet ce ne peut être ni le baptême déjà passé, ni la résurrection, ni l'ascension, ni le jugement (Mald.), trop loin dans l'avenir, puisque c’est une manifestation suivie qui doit conduire à une foi plus haute que celle de Nathanaël en ce moment. Thomas, résumant Augustin : Angeli autem ascendunt et descendunit, inquantum ei adsunt obsequendo et ministrando. Philon (cité par Bauer), de Somniis, 1, 140 s. (Mang. I, 642) interprétait le songe de Jacob comme une allégorie du ministère des anges ou plutôt des raisons par lesquelles Dieu éclaire les hommes selon les lois ordinaires de sa Providence. Ici c’est tout le programme de la manifestation divine qui va s’accomplir. — On a dit très bien que « Fils de l’homme » n’a pas une importance spéciale dans le quatrième évangile; si donc Jo. emploie ce terme treize fois, c'est qu'il entend bien garder le contact avec la tradition des synoptiques; et si dans onze cas c’est Jésus lui-même qui prend ce titre, c’est une preuve que telle était bien la tradition, écho fidèle du fait (ef. Comm. Mc. p. cxxxv ss.).
SUR LES PREMIÈRES VOCATIONS. Nous nous sommes abstenu d'insérer (avec Zahn) implicitement un appel de Jean, le disciple innommé, à son frère Jacques, de facon à retrouver les quatre premiers appels de Me. et de Mt., celui de Philippe, le cinquième, remplaçant celui de Matthieu-Lévi. — Il nous semble plutôt que ces premières relations de Jésus avec ses disciples sont distinctes des vocations décisives des synoptiques (Mc. 1, 14 ss. et par.). Celles-ci ont eu lieu après l'arrestation de Jean, sur les bords du lac; elles ne nomment pas les mêmes personnes, si ce n'est André et Pierre; elles ne procèdent pas de la même façon. Nathanaël qui a tous les honneurs dans Jo. ne paraît pas dans les synoptiques. On note surtout que les disciples dans Jo. reconnaissent aussitôt le Messie, tandis que d’après les synoptiques ils ne l'ont confessé que longtemps après. Bauer conclut que Jo. a écrit en vue de sa théologie : « Le verbe incarné doit dès le début marcher dans la pleine lumière de la filiation divine », ou
comme dit Loisy : « La manifestation du Logos en chair n’admettait point de tels retards » (p. 131).
Lea