‹ Evangile selon saint LucChapitre 125 sur 300 · Coxciusion PRATIQUE (Mt. ντ · texte numérisé non relu

Coxciusion PRATIQUE (Mt. ντ

7-49} Dans Mt. l'opposition existe entre La maison construite sur le rocher, ét celle qui est construite sur le sable; les causes de la ruine sont la pluie amenant des torrents d'eau qui viennent battre la maison, et en plus un vent violent. Or ces causes de ruine sout surtout efficaces contre une maison bâtie sur un sol mouvant et en parfaite harmonie avec les conditions climatériques de la Palestine. Les fortes pluies y sont toujours accompagnées d'un grand vent; — nous l'avons vu faire voler des tuiles comme des feuilles et projeter des toits entiers à plusieurs mètres de distance. Les torrents d'eaux qui se forment instantanément font d'autant plus de dégâts que les rues elles-mêmes ne sont pas disposées pour l'écoulement normal des eaux. Le texte de Mt. est donc primitif (οί. RB. 1896, 31). Quand bien même Luc l'aurait eu sous les yeux, il a pu, à son ordinaire, présenter les choses sous un aspect plus généralement plausible. Chez lui, l'opposition est entre une maison dont le fondement repose

46 Pourquoi m'’appelez-vous : Seigneur, Seigneur, et ne faitesvous pas ce que je dis?

#1 Quiconque vient à moi, et écoute mes paroles, et les met en pratique, je vous montrerai à qui il ressemble. #11 ressemble à un homme qui bâtit une maison, qui a creusé, et est allé profond, et a posé le fondement sur le roc; une inondation s'étant produite, le fleuve s'est rué sur cette maison, et il ne put l’ébranler, parce . qu’elle avait été bien bâtie. # Maïs celui qui écoute et ne met pas en pratique est semblable à celui qui a bâti une maison sur le sol sans fondation; le fleuve s’est rué contre elle, et aussitôt elle s’est écroulée, et la ruine de cette maison fut complète ».

sur le rocher, et une maison simplement posée sur le sol sans fondation, hypothèse qui n'est évidemment pas normale, mais non pas absolument invraisemblable; en tout cas de nombreuses constructions antiques, même considérables, tenaient plus par l’équilibre des parties que par la profondeur des fondations. Au lieu de ces fleuves qui se mettent à couler, Luc suppose l’inondation d'un vrai fleuve sorti de son lit, comme seule cause de ruine. Pareil accident dut arriver souvent à Antioche, sur 165 bords de l'Oronte, sans parler des célèbres ravages du Tibre. De même dans le détail, Luc parait moins primitif; au v. 47, 6 ἐρχόμενος πρός µε précise que celui qui écoute, écoute en qualité de “disciple: ὑποδείξω κ. +. À. est moins sémitique que ὁμοιωθήσετκι (cf. Ps. xxvir (28), 1; οσίαι (443), 7; Sir. sxv, 14 etc.); au v. 48 ὃς ἔσκαψεν καὶ ἐθάθυνεν nat ἔθηκεν ressemble à la locution hébraïque qui emploie le verbe pay pour signifier « profond » (cf. Os. 1x, 9; Is. xxix, 15; Jér. xx, 8. 30), mais la phrase est très naturelle en grec, et convient au thème des fondations adopté par Luc; oùx ἴσχυσεν σαλεῦσαι ᾽αὐτήν est plus élégant que oùx ἔπεσεν (Mt). La fin du v. 48 διὰ τὸ καλῶς οἰκοδομῆσθαι αὐτήν (NBWLE 33 157 boh. sah.) est certaine; ces mots sont remplacés par le texte de Mt. dans ACD etc. latt. vg. quelques mss. de ὀοῥ., pes. hrel, arm. eth. tandis que syrsin. n'a rien. Si l’on ne préfère pas le vacuum de syrsin. (avec #eræ)), toujours est-il que διὰ τὸ καλῶς x. τ. À. est secondaire par rapport à Mt. De même au v. 49, ouvéreasv οἱ ῥῆγμα plus élégants que ἔπεσεν et πτῶσις.

Page 1