‹ Evangile selon saint LucChapitre 127 sur 300 · παρέκαλουν (Η V) et non ηρωτων (T · texte numérisé non relu

παρέκαλουν (Η V) et non ηρωτων (T

τη, 1-40. LE CENTURION DE (αρπαβναῦμ (M. vin, 5-18).

Aussitôt après le sermon sur la montagne, Mt. place la gutrison du lépreux (ναι, 1-4). Comme Le. l’a déjà racontée (v, 12-16) en suivant l'ordre de Μο. (r, 40-45), il ne se retrouve avec Mt. qu'à l'entrée de Gapharnaüm, pour raconter l'histoire du centurion. :

Cette coïncidence est assurément très notable, et il est sùr aussi que Le. et Mt. se rencontrent sur l’ensemble du récit et sur les paroles prononcées. Mais les différences ne sont pas moins évidentes, quoique plutôt à la surface, et sans entrainer de véritables contradictions quant aux faits. Luc est beaucoup plus détaillé. Il est donc impossible de comparer son rapprochement avec Mt, même dans ce cas, avec sa dépendance de Μο. dans les sections où il le suit de près.

Sur la synagogue de Capharnaüm, cf. Κο, et WarzinGer : Antike Synagogen in Galilaea, Leipzig, 1916. L’admirable édifice découvert à Tell Hum dans le terrain des Pères Franciscains sur le bord du .lac remonte au re siècle; il fut peut-être construit sur l'emplacement d’une synagogue plus ancienne.

1) Ce verset est regardé comme la conclusion de ce qui précède, à l'instar de iv, 30.37.44; v, 11.16.26; vi, 11 etc. (Plum.). Maïs le cas n'est pas le même; en nommant Capharnaüm, Luc amorce une histoire particulière, comme au v. 41. Ce serait encore plus évident si l'on lisait καὶ ἐγένετο ὅτε ou ἐπεὶ δέ au lieu de ἐπειδή qui est sûr; mais ces variantes sont un indice de la tradition. ἐπειδή n’est pris que cette fois (dans le N. T.) pour marquer le temps; il en serait dé même

de ἐπεὶ δὲ,

1 Lorsqu'il eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm. ? Or un centurion avait un serviteur malade, sur le point de mourir, qui lui était cher. ὃ Ayant entendu parler de Jésus, il envoya auprès de lui quelques-uns des anciens des Juifs, l’invitant à venir pour sauver [de la mort] son serviteur. # Ceux-ci, arrivés auprès de Jésus, le priaient avec instances, disant : « Il est digne que tu fasses cela pour lui, 5 car il

— ἀχοαί dans le sens d'oreilles, comme wg. (cf. Act. XVI, 90), usage connu par les médecins (Hobart, 63).

— πληρόω avec ῥήματα est probablement unique et doit As le sens d’achever; de là la traduction απο. latt. perfecisset (ce) consummasset (d) (D ετελεσεν).

C’est la seconde fois que Jésus vient à Capharnäüm dans Luc (1ν, 31).

2) Le chef de cent était connu des Hébreux, des Grecs et des Romains. On admet généralement que celui-ci-était au service d’Hérode Antipas; mais auraitil été païen? On peut très bien songer à un centurion romain, délégué à Capharnaüm avec un petit poste. Antipas n'aurait pu s’y opposer. En dehors du service militaire proprement dit, les centurions étaient occupés à certains offices, comme l'exploitation des mines. Luc dit δοῦλος, sans article; [a situation qu'avait le centurion comportait plusieurs esclaves, mais celui-ci lui était précieux, pretiosus (Vg.), dans le sens primitif de ἔντιμος (15. χιπ, 12), ce qui n'exclut pas qu’il -lui-fût cher, selon 16 sens du mot dans le Ν. Τ., et l’on peut voir ici un indice de l'humanité du centurion envers ses esclaves ; il allait le perdre puisque l'esclave allait mourir (cf. Jo. τν, 47; Act. τη, 6; xvi, 27; xxvu, 33). — Dans Mt. ὁ παῖς pou pourrait signifier « mon fils », maïs tout aussi bien « mon serviteur », soit dans le sens de « un de mes serviteurs », soit comme l’unique esclave; il n’est pas dit en effet dans Mt. que le centurion ait été riche. Ce serviteur est paralytique, ce que Luc ne dit pas. Il insiste de préférence sur l’extrémité où il se trouvait, mais ce trait doit correspondre en réalité à la situation de Mt. Une paralysie chronique n'aurait pas torturé si cruellement le malade; c'était donc une attaque de paralysie. On ne saurait soupçonner Le. d’avoir aggravé le cas parce qu'il se proposait de raconter ensuite une résurrection (Loisy).

3) Les πρεσθύτεροι sont des membres distingués de la communauté, qui ne semblent pas appartenir au monde des scribes ou des chefs de synagogue. Ils sont Juifs dans le sens large, appartenant à la race d'Israël, et servent simple-: ment d'interprètes au centurion. — ἐλθών n'est pas tant en contradiction avec Mt. que le centurion de Luc cn contradiction avec lui-même, puisqu'il mande Jésus et qu’ensuite il lui fera dire de ne pas se déranger; il faut donc supposer que plus tard il s’est ravisé. Mt. ne parle pas des rapports du centurion avec les Juifs, et ne met en scène que Jésus et le centurion, dans une seule entrevue; il ne pouvait faire ressortir les détails.

4) ἄξιός ἐστιν ᾧ παρέξῃ, phrase relalive, en grec avec le futur (2° pers. sing. du moyen), en latin avec le subj. dignus qui (Blass. 222). .

5) Le centurion est bien décidément un étranger. Π y a toujours eu des goëm,

. 906 © ÉVANGILE SELON SAINT LUC, vil, 6-7.

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