‹ Evangile selon saint LucChapitre 288 sur 300 · εκλιποντος (T S V) et non εκλειποντος (ΗΒ · texte numérisé non relu

εκλιποντος (T S V) et non εκλειποντος (ΗΒ

45). La leçon τοῦ ηλίου ἐκλιπόντος (même Kn.) peut certainement signifier, en termes scientifiques : « le soleil ayant subi une éclipse »; mais Le. devait savoir comme tout le monde que le soleil ne peut être éclipsé au moment de la pleine lune, que ses éclipses ne durent pas trois heures, et, s’il entendait parler d'un miracle, il n'avait que faire d’une terminologie scientifique.

Ἡ voulait donc indiquer une défaillance de la lumière du soleil (cf. Job xxx, 26; Eccli. στη, 145 Is. 1x, 20), cause des ténèbres dont parlait la tradition (Schanz, Kn., Loisy), et les versions égyptiennes l'ont même entendu du coucher du soleil. — Parlänt de phénomènes extraordinaires, Le. place ici ce qui regarde le rideau du temple, pour en finir avec ce sujet. Ce n’est sûrement pas par souci de la chronologie qu’il a fait ce déplacement, mais il pensait plutôt écrire καθεξῆς, en groupant les faits de même nature (cf. Schanz, Kn.).

46) Le. ἃ passé sous silence les paroles de Jésus : Eli eli etc. et l'erreur des assistants lqui confondent Eli (mon Dieu) avec le prophète Élie. Si avide que nous le supposions de recueillir une parole de Jésus sur la Croix, nous pouvons concevoir qu'il a jugé cet épisode — qu’on pouvait lire dans Μο. — difficile à comprendre pour ses lecteurs. Ἡ n’en met pas un autre à la place, mais, d’après la tradition qu’il a interrogée, il dit quel était ce grand cri final dont Μο. avait parlé. Dans le ps. xxx (xxxt}, 6 le psalmiste exprimait la volonté de confier sa vie à Dieu, qui le sauverait de la mort : εἰς χεῖράς σου παραθήσοµαι τὸ πνεῦμά µου. Combien plus grave ce sentiment quand la mort est inévitable (Act. var, 60)! Mais au lieu qu'Étienne priera le Seigneur Jésus de recevoir son esprit, Jésus - s'adresse à son Père, et lui remet actuellement (παρατίθεµαι) son esprit, c'està-dire accepte la mort.

Comme homme, il fait ce que doivent faire les hommes, confier à Dieu cet esprit qui semble échapper à leur empire, dans la suprême défaïllance du composé humain. Maïs il faut exclure (avec Schanz et tacitement Kn.) toute idée spéciale d’un dépôt provisoire, comme serait celui de l’âme séparée pendant le temps qui précéda la résurrection (Ambr., Mald.).

47-49. LE CENTURION ET LES SAINTES FEMMES (MC. xv, 39-41; Mt. xxvir, 54-56).

Comme Mc. {et Mt.) Le. parle ici du centurion et des femmes venues de Galilée; il ajoute l'impression de la foule et la présence de personnes connues, le tout en parfaite harmonie avec son but et avec 165 accointances du sujet.

47) Au lieu du terme latin de Me., Le. dit ἑκατοντάργης. C’est l'officier préposé

terre, jusqu’à la neuvième heure, le soleil ayant fait défaut; et le voile du Temple se fendit par le milieu. #Et Jésus ayant poussé un grand cri, dit : « Père, je remets mon esprit entre tes maïns. » Et ayant dit ces mots, il expira.

Le centurion, voyant ce qui s'était passé, glorifiait Dieu, disant : « Vraiment cet homme était juste. »

I8Et toutes les foules qui avaient assisté à ce spectacle, considérant lés choses qui s'étaient passées, revenaient en se frappant la

à l'exécution. Luc n’a donc, pas dissimulé le rôle des Romains. — τὸ γενόµενον ne peut guère être seulement la façon dont Jésus expira (Mc.), mais cette mort dans ces circonstances, et avec les paroles qui lui donnaïent un sens religieux si profond et si beau. Le centurion peut glorifier Dieu, dont les païens n'hési- taient pas à prononcer 16 nom (Terr. de testim. animae, Il), et peut-être était-il vaguement prosélyte, de ceux qui « craignaient Dieu » (cf. Le Messianisme… p. 278), mais Luc ne lui fait pas dire (comme Me. et Mi.) : cet homme était fils de Dieu.

Des harmonistes trop zélés ont attribué au centurion les deux paroles, mais Augustin (de cons. ευ. ΤΠ, xx, 57) avait déjà proposé une harmonie plus large : vel fortasse Lucam exprimere voluisse sententiam centurionis, quomodo dixerit Iesum filium Dei. Mais quelle est l'explication de Luc? était-ce celle que lui prête Aug. : forte enim non eum unigenitum aequalem patri centurio intellexerat, sed ideo filium dei dicerat, quia iustum crediderat, sicut multi tusti dicti sunt ο fi dei? ou bien voulait-il, au nom des Romains qui avaient exécuté la sentence, proclamer comme Pilate l'innocence de Jésus (Loisy}?.Le terme de δίκαιος étant trop fort pour la simple innocence, surtout après la gloire rendue à Dieu, la pensée du centurion est claire : il voit dans Jésus le juste parfait, dont la mort en martyr est une gloire pour Dieu. Ce qu’on ne saurait dire, c'est si Luc a trouvé l'expression fils de Dieu trop juive pour un païen, ou équivoque dans la bouche d’un païen.

48) Aucun évangéliste ne parle des Pharisiens ni des chefs juifs après la mort de Jésus. Il n’y avait rien à en dire qui ne fût attristant. Luc a montré la multitude ardente à faire mourir Jésus, puis étonnée (ν. 35). Tant de bonté, l'oubli de soi dans les souffrances, le pardon, la piété de Jésus, la nature associée à celte passion, tout ce spectacle achève de retourner cette foule mobile; maintenant elle se repent. Gette fine psychologie est décrite dans un style qui ne craint pas les mots rares : συμπαραγίνεσθαι (II Tim. 1v, 16 seulement dans le texte reçu) et θεωρία + N. T.; comme si le gros des assistants n’était pas là pour leur office ou comme les fauteurs principaux, mais attiré par la curiosité. — θεωρήσαντες rappelle θεωρῶν (v. 35). — τὰ yevéueva, plus général que τὸ γενόμενον au v. #7. — Se frapper la poitrine, signe de repentir {xvin, 13). Leur silence est plus impressionnant que les additions de syrsin. et οι. ou du ‘ms. 4. D'après Loisy ceci « n’a pu être écrit que pour établir une correspondance exacte entre la narration évangélique et le texte messianique de Zacharie »

τὰ στήθη ὑπέστρεφον. A εἰστήχεισαν δὲ πάντες οἱ γνωστοὶ αὐτοῦ ἀπὸ µαχρὀθεν, καὶ γυναῖχες ai συνακολουθοῦσαι αὐτῷ ἀπὸ τῆς Γαλιλαίας, ὁρῶσαι ταῦτα.

50 Kat ἰδοὺ ἀνῆρ ὀνόματι ᾿]ωσὴφ βουλευτής ὑπάρχων, ἀνὴρ ἀγαθὸς καὶ δίκαιος. δἱ οὗτος οὐχ ἦν συνκατατεθειμένος τῇ βουλῇ καὶ τῇ πράξει αὐτῶν, ἀπὸ ᾿Αριμαθαίας πόλεως τῶν Ιουδαίων, ὃς προσεδἐχἑτο τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ., ὃ" οὗτος δα. τῷ Πιλάτῳ ᾖἠτήσατο τὸ σῶμια τοῦ Ἰησοῦ, 58 καὶ

ns αὐτὸν ἐν µνήματι λαξευτῷ οὗ

καθελὼν ve εν αὐτὸ σινδόνι, καὶ À

οὐχ ἦν οὐδεῖς ς οὕπω χείμενος. Kat ἡ επέφωσχκεν. 55 Κατακολουθήσασαι δὲ af γυναῖκες, αἵτινες ἦσαν συνεληλυθυῖαι ,

L / Σ. ν» > 1 A mn 4 € 3 ? κ = 3 ἐκ τῆς Γαλιλαίας αὐτῷ, ἐθεάσαντο τὸ μνημεῖον καὶ ds ἐτέθη τὸ σῶμια αὐτοῦ,

56 5 s SE 8 2) ὀρώυοσα LA UÉ καὶ rD yay πώθ ον ῥσύγαὑπαστρε έφασαι δὲ ἠτοίμασαν αρώματα AA µύρα. Ἆαπι τὸ μὲν σάββατον Ἰσύχα

49. αντου (8) ou ατνω (T Η V}; — ἆπο ᾱ. µακροθεν (T H V) et non om. (8). 60, om. καὶ &. avno 2° (H V} et non add. (Τ 9). 51. σηνκατατεθειµενος {H V), au parfait, plutôt que ... τιθεµενο: (Τ 8), au présent.

(x, 695). Ce texte aurail déjà inspiré l'épisode des saintes femmes. Ici le rapprochement est moins en l’air, mais la scène de Zacharie est surtout une scène de deuil, celle de Le. une scène de repentir. Le mot regarder, le seul qui se trouve dans Iles deux endroits, ne peut faire impression qu’en français, car Zacharie (Χα, 10) à ἐπιθλέφονται. Le mot πάντες est du style de Le, et ne doit pas être serré de près.

49) Ἠϊστήκεισαν n'est pas un plus-que-parfait pour le sens, mais signifie l’imparfait comme ἕστηκα le présent. Ici il est en opposition avec ὑπέστρεφον pour mettre en relief la fermeté de ces personnes, qui demeurent jusqu'au bout (PI, Hahn). Luc seul nomme d'abord πάντες (son style!) οἱ γνωστοὶ αὐτῷ. Comme il n'emploie ces termes joints qu'ici (cf. x, #4), c'est qu'il n’a pas voulu dire « ses disciples ».

Ἡ est vrai que dans son récit Jésus n'a pas annoncé leur dispersion. Ils pouvaient être présents; mais par le terme plus général de γνωστοί Lc. prépare probablement l'intervention de Juseph (v. 50). Ceux-ci se tenaient loin. Un évangélisle a pu se demander où étaient alors les disciples. Question fort naturelle et qui pouvait venir à l'esprit sans qu’on ait eu dans la mémoire le Ps. Χχχνη, 12 καὶ οἱ ἔγγιστά µου µαχρόθεν ἔστησαν (cf. Ps. LxxxvIr, 9) d’autant que ἀπὸ µακρόθεν se trouve dans Mc. Si quelques mss. ont ἀπό dans le ps., ce mot y est superflu comme il le serait dans Le. xvinr, 13; on ne peut donc l'expliquer dans Le. ici (leçon critique) que comme une imitation de Me., car Le. écrit mieux que l’Apocalypse (Apoc. xvirr, 10. 45. 17, ἀπὸ µακρόθεν avec le simple ἵστημι). — Les femmes ne sont pas désignées par leur nom propre, mais cette fois ce n'est pas indifférence pour un détail puisqu'il les à nommées viu, 2 8. L'article après um

ÉVANGILE SELON SAINT LUC, XxHI, 50-54. 595

poitrine. “Tous ses amis demeuraient à distance, et des femmes qui l’avaient suivi depuis la Galilée, voyant ces choses.

S0Et un homme, nommé Joseph, qui était membre du conseil, — il n'avait pas donné son assentiment à leur résolution ni à leurs actes — d’Arimathie, ville des Juifs, qui attendait 19 règne de Dieu, #alla trouver Pilate et lui demanda le corps de Jésus, Set l'ayant déposé, il l'enveloppa d’un linceul, et le placa dans nn monument creusé dans le roc où personne encore n'avait été mis. 5 Et c’était le jour de la Préparation, et Le sabbat commençait à luire. Les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée avaient suivi de près et regardèrent le monument et comment son corps avait été placé, et s’en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Et le jour du sabbat elles demeurèrent en repos selon le précepte,

nom indélerminé (γυναῖκες), apposition explicative comme dans Act. vu, 35. Le participe présent est comme une épithète, les femmes de sa suite; — ὀρῶσαι (au fémin. à cause des femmes, mais s'entendant de tous) n’a plus la nuance du. spectacle contenue dans θεωρεῖν (v. 35 et 48, ici Me. οἱ Mt.). Le groupe se tient éloigné, probablement parce que les soldats ne lui permettent pas de s’approcher, ce qui n'empêchait pas certaines personnes de se tenir plus près de la Croix, comme la Mère de Jésus et son disciple bien-aimé. Malgré cette distance, le groupement des femmes avec quelques personnes de connaissance est un des traits de Le. qui font pressentir le quatrième évangile. ΄

50-54. LA SÉPULTURE (Μο. xv, 42-46; Mt. xxvir, 57-60; Jo. xix, 38-42).

Comme Μο., en insistant sur l’éloge de Joseph, sans l’étonnement de Pilate, et en transposant l'indication du jour. En propre le v. 56 sur les préparatifs des. saintes femmes. Rien des deux particularités de Mt., les gardes demandés à Pilale, le tombeau destiné à Joseph. — Les quatre évangélistes ont relevé avec soin le rôle d’un personnage officiel comme Joseph d'Arimathie, qui n'était pas un disciple. On ne pouvait donc soupconner 165 Apôtres d’avoir feint un ensevelissement.

50) Me. voit venir Joseph et dit qui il est; Le. le présente longuement d'abord; ἰδού... ὀνόματι sont de son style, mais pas exclusivement, ce qui est le cas de ὑπάργων, cf. var, 41; Act. 11. 30 etc. — δίκαιος après ἀγαθός non pas comme magis-trat, mais comme homme ; bon par ses qualités morales, juste par son application à pratiquer la loi (1, 6; 11, 25; αντι, 9).

54) συνκατατίθεµαι, ΠΜ. déposer le même vote que quelqu'un, donner son assen-. timent (PLar., Gorg. 501 E), emploi très classique (cf. Ex. xx, 4. 32). — βουλή, inconnu des évv., mais fréquent dans Actes. Les Sanhédrites n'avaient pas seu-lement délibéré, ils avaient agi (πράξει) en livrant Jésus. — Même alliance de βουλή avec ἔργον, Act. v, 38. — αὐτῶν s'entend d'eux, βουλευτής signifiait un.

des membres du Sanhédrin. On ne sait s’il s'était abstenu de paraitre ou de voter, ou s'il avait marqué plus clairement son dissentiment. — Arimathie (auj. Rentis) est désignée par Le. comme « une ville des Juifs », en faveur de ses lecteurs. — Luc s’en tient aux termes de Μο. sur ses dispositions : il attendait le règne de Dieu. Cela ne suppose pas nécessairement qu’il ait cru, — surtout après la mort de Jésus — qu'il en fût le Messie et le Chef. Mais ni Μο. ni Mi. n'auraient exprimé ici cette idée si Joseph n'avait cru que Jésus était venu précher ce règne, et s'il n'eût été son disciple, du moins dans ce sens (comme Mt. et Jo. le disent clairement).

52) Comme dans Mc. pour le fond, et expressément dans les termes de Mt.

53) Pas plus que Mt., Le. ne dit rien de l'étonnement de Pilate etc. (dans Μο.). I n’y a pas de raison de dire de Le. plutôt que de Mt. qu’il continue à ne rien savoir de la participation des Romaïns à l'exécution (contre Schanz). Le détail a pu paraître superflu. — De même Le. omettra deux fois le fait de l'achat (ici et dans le parall. à Me. xvi, 1). Ἡ a καθελών comme Μο., au lieu du vague λαδών (Mt) mais ἐνετόλιξεν (Mt.) au lieu de ἐνείλησεν (Μο.), lequel, semble-t-il, ne se disait pas aussi normalement des vêtements. — λαξευτός (de λᾶς « pierre » et ξέω « polir » ) dit en un seul mot λελατομημένον ἐκ πέτρας (Μο.). Ce mot n’a pas été retrouvé en dehors du judaïsme (LXX, Dt. 1x, 49 et Aquila Num. xxt, 20; xx, 14, Dt. xxxiv, 1; Jos. χιτ, 20) non plus que λαξεύω (Ex. xxxiv, 1. #etc.). Les tombeaux creusés dans le roc n’étaient point une spécialité du judaïsme, mais c’est bien surtout en Orient qu'on trouvait des µνήµατα λαξευτά, — Le. ajoute avec un luxe de trois négations que ce tombeau n'avait servi à personne (cf. Jo. xix, 41). 11 semble que le même lit de pierre ou l’auge sépulcrale servaient ordinairement à plusieurs, avant que les ossements aient été recueillis pour être déposés dans les ossuaires. Aussi attachait-on une grande importance à posséder un tombeau pour toujours (Inscription phénicienne de Tabnit, ÉRS., 2e éd. p. 481, etc.). La réflexion de Le. relève les égards qu’on avait pour le pauvre supplicié. Sa chair meurtrie n’est pas du moins contaminée dans le tombeau.

84) L'indication du jour de la parascève ou préparation (vendredi), mise par Mc. en tête, ne vient qu'ici dans Le., parce que c'est une date relative, qui n'avait d'importance que par rapport au sabbat, dont Lc. va parler. L'expression ἐπέφωσχεν est étrange, car dans ce contexte Le. veut parler du sabbat qui commence au soir du vendredi. Comment brillait-il? — Une allusion aux lampes allumées par les Juifs eùt-elle été comprise des lecteurs? On peut le croire (J. Lightfoot) car cette coutume étrange appelait l’attention (Perse, Sat. v, 476 ss. ; Τεατ. ad nat. 1, 13). Ou bien Le. a-t-il oublié le sens propre du mot, comme s'il nous arrivait de dire : la nuit commençait à poindre (PI.)? En tout cas, on ne saurait penser aux étoiles naïissantes et au crépuscule (Schanz, Hahn). Depuis que les Juifs reviennent en foule à Jérusalem (1919), on peut dire que le sabbat brille 16 vendredi soir; tous, même ceux qui n'ont pas de [οἱ religieuse, rivalisant de zèle pour ces illuminations.

55-56 ATTITUDE DES SAINTES FEMMES (Mc. xv,47; M. xxvir, 61). :

55) Même procédé qu'au v. 49. par rapport à Μο. Les femmes ne sont pas nommées, mais désignées comme venues de Galilée. — κατακολουθέω, Act. Χνι, 47 + Ν. T. Ces femmes fidèles suivent de près; κατά ne marque pas la descente du Calvaire, mais plutôt le soin de s'attacher à Joseph. Non seulement elles voient

le tombeau, mais comment le corps était placé, ce qui était nécessaire pour leurs projets d’embaumement.

- 56) Propre à Le. D’après Le. on croirait qu'elles avaient chez elles les plantes aromatiques et l'huile parfumée. Selon sa manière il prépare d'avance sa narration (cf, xxv, 1). L'achat des aromates pouvait paraitre aussi difficile le vendredi soir que le dimanche à l’aube (Μο.). Quoi qu'il en soit de cette petite divergence, Μο. et Le. sont d'accord en fait sur le repos des saintes femmes au jour du sabbat. — Mais Le. l’'énonce expressément. Manifestement le sabbat inaugure pour lui le moment où l’on était tenu de chômer. Le vendredi n'était donc pas le jour de la grande fête. — Sur le µύρον cf. vi, 37.

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