A. CLAVEL
traitement? dé là chorée et qu’elle n’a point les inconvénients attachés à* plusieurs d’entre eux.
Laisné fut nommé en 1872 inspecteur de- la gymnastique dànsles écoles municipales et communales delà Ville de Paris-. Dans le Dictionnaire de Gymnastique et dans la Gymnastique pratique, qu’il a laissés il décrit d’une façon touchante et convaincue ses efforts et ses découragements. Praticien très expérimenté, il construisais Lui:-m.ême les machines et instruments types pour les essayer et en connaître les qualités et les défauts avant de les adopter définitivement. Il était partisan comme Amoros du chant associé aux exercices et a écrit un recueil à ce sujet. Il conserva ses fonctions d’inspecteur jusqu’en 1892, sa retraite lui fut pénible et jusqu’à sa mort à l’âge de 86 ans il n’a eu qu’un souci : la gymnastique.
« Quand je mourrai, disait-il, je voudrais qu’on m’accompagne en chantant des chants gymnastiques. >: Il disparut sans avoir pu-fonder l’école normale civile qu’il demandait depuis quarante ans.
M. Ghristmann nous a montré Laisné sous un aspect rude se moquant dess raffinements mais pourtant une âme généreuse et « ceux qui le connaissaient trouvaient un charme puissant dans sa conversation solide et dans ses récits vécus de soixante ans de gymnastique et de quatre-vingts ans de souvenirs. (La Gymnastique Française, 15 juin 1896).
A. Clavel.
Une figure plus philosophique' et plus: littéraire, d’une élévation d’esprit peu commune, figure presque oubliée aujourd’hui, fut le D r A. Clavel.
La lecture de son traité à'Éducation physique et morale en deux volumes parus chéz Masson (Paris, 1855), aujoui d hui épuisés vous étonne par la clarté et la justesse des réformes qu’il demande* Il réunit en quelques pages doutes les erreurs^ courantes' pour les combattre et sa tendance nettement positive, ses préoccupations sociales, ses connaissances scientifiques étendues, font de son ouvrage un livre presque
l’école française
d'actualité. L’éducation physique y est remarquablement décrite et associée à celle des sens ; le souci de l’auteur est le perfectionnement complet de l’homme et l’équilibre de ses diverses activités. Le D r Clavel offre l’exemple de l’ingratitude réservée à tout homme qui ne sait pas flatter les passions du vulgaire mais veut au contraire les corriger et lui apprendre quelque chose.