‹ Évolution de l'ophtalmie granuleuse dans la région de MontpellierChapitre 9 sur 11 · RESUME ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RESUME ET CONCLUSIONS

À. NATURE. — Granulations isolées ou diffuses surtout conjonctivo-palpébrales supérieures et culs-de-sacs.

Aucun signe pathognomonique ni lésion spécifique histologique, corpusculaire ou mierobienne.

Virus probablement filtrant inoculable aux singes ‘et à | homme.

B. CaRACTÈRES CLINIQUES. — Affection binoculaîire, aiguë -exceptionnellement, subaïguë raré, chronique habituelle, ophtalmies fluentes ou sèches. Te

Associations microbiennes dans les formes fluentes avec gonocoques, Wecks, Morax, pneumocoques, etc.

Formes. — Lymphoïdes et scléroïdes (Truc),: suivant l’état général, l’âge, l’ancienneté morbide.

Complications: palpébrales, conjonctivales, bulbaires. :

Contagion familiale surtout en bas âge et par la mère.

Chez les miséreux, dans les quartiers pauvres et les appartements malsains.

Diagnostic. — 1° Direct, par les granulations, leur siège dans le cul-de-sac supérieur et leurs allures cliniques; 2° différentiel, avec ophtalmie printanière, ophtalmie follicalaire, ophtalmie catarrhale, végétations diverses, for-

— 4h — mes, complications, associations où combinaisons morbides: ; Lympho-granuleuses, laerymo-granuleuses, lymypho-lacrymo-granuleuses.

Pronostic. — Toujours sérieux, grave ou très grave, selon leurs formes et’les complications.

Traitement. — Des granulations, des poussées ophtalmiques, des complications palpébrales, conjonctivales, bulbaires. |

Prophylaxie. — Familiale, matrimoniale, militaire, scolaire, urbaine. Soins de propreté, alimentation meilleure, contagion évitée. |

C.: STATISTIQUES RÉGIONALES. — En somme, évolution favorable:« le pourcentage des granuleux régionaux Qui était d’environ 10°% en 1887 est tombé progressivement à 2 % en 1918. | ;

De 1914 à 1919 une recrudescence s’est manifestée, due

surtout aux éléments militaires étrangers (Algériens, Ma-

rocains, etc.), ainsi qu'aux mauvaises conditions d'hygiène créées par la guerre. | Depuis 1919, la moyenne des grannleux diminue à nou- | veau. À

On peut done envisager le moment où, à l’aide d’une hygiène et d’une thérapeutique appropriées, disparaîtra définitivement cette redoutable affection sociale.

RS ru

Page 1