‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 127 sur 342 · L'ÉMANCIPATION DES LANGUES NATIONALES LEE · texte numérisé non relu

L'ÉMANCIPATION DES LANGUES NATIONALES LEE

plus de terrain. Ce furent les troubadours qui contri- 5e buèrent le plus à la propager sous forme de chansons populaires qu'ils chantaient en s’accompagnant ques instrument de musique. Ces chansons glorifièrent tantôt l'amour, tantôt les exploits des chevaliers ; elles invo- | quaient les coutumes galantes raflinées de Fe noblesse féodale qui dans les châteaux, faisait bon accueil aux troubadours. Cette poésie brillante, sonore et partie : nieuse, pleine d'images et de vie, ne tarda pas a s’étendre aux provinces du Nord dela France. Fe Malheureusement à la suite de la Croisade entreprise. contre les Albigeoïs, la voix des troubadours, tels que

et la littérature de la langue d’oc s’éclipsa. Alors, lea:

des héros de la guerre de Troie, ceux d'Ulysse et des Argonautes.

Puis, peu à peu lépopée se ; transforme en des récits allégoriques dont les personnages sont des abstractions, telles que l’avarice, la bassesse, la félonie. Dans ce genre d’allégories c’étaient souvent des animaux qui représentaient des passions et des conditions sociales déterminées. Guillaume de Lorris, dans son /oman de la Rose ose fustiger les nobles dans un langage très caustique en leur disant que leur corps ne vaut pasune pomme de plus que le corps d'un charretier. : Au xuie siècle, la prose domine dans la littérature Le française. ébadeun maréchal de Champagne, fait 222

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