ET DES ARTS AU XVI° SIÈCLE HZ
| Les Médieis de Florence, les Sforza de Milan, et les princes de Ferrare, ainsi que les papes Jules IT et
Léon X, appelaient à leur cour les écrivains et les
peintres, et vivaient familièrement avec eux, Par contre, les princes et les nobles du centre et du nord de l’Europe, traitaient les artistes et les écrivains comme des
- ouvriers et des domestiques. C’ est ainsi qu’au xvi: siè-
cle, l'Italie comptait déjà cinq écoles d'art; l'école florentine qui avait pour chef Michel- Ange ; l’école lombarde ayant pour chef Léonard de Vinci, et l’école romaine à la tête de laquelle se trouvait Raphaël. Après, vient l’école vénilienne dont les représentants étaient le - Titien et Véronèse, et ensuite l’école de
Bologne dont les chefs étaient les frères Carrache. Les
peintres italiens avaient l'avantage de travailler pour
les grands seigneurs et pour les églises, tandis que la
noblesse des autres pays n’ayant paseu le goût de l’art, ne savait pas en apprécier le mérite et par suite, elle
ne sentait pas le besoin de posséder des travaux artis-
tiques. Les peintres italiens se distinguaient également en ce qu'ils représentaient les personnages de leurs
tableaux sous le costume du pays, bien que les sujets
de leurs tableaux fussent tirés soit de la vie dû Christ
ou des Saints, soit de l’histoire sainte. C’est ainsi que.
dans les ores de Cana de Véronèse, les convives réunis autour du Christ sont des tee vénitiens habillés selon la coutume du pays, et les traits de la Madone de Raphaël sont ceux d’une jeune je romaine