DE PERSÉCUTION DES CHEFS DE L'INQUISITION
de l'Eglise sans y ajouter un mot niun fait nouveau. |
Ce cas d’un savant doué d’un esprit aussi sagace et d'un jugement critique aussi profond .que Vives, qui affiche spontanément ses opinions en matière religieuse dans un but de propagande, comme s’il était au service de l'Eglise, est peut-être unique dans l'Histoire et est d'autant plus étrange que généralement on admet qu'il ÿ à antagonisme entre la science et la croyance en une region anthropomorphe.
Pour expliquer la conduite exceptionnelle de Vives on est forcé de l’attribuer aux vicissitudes de sa vie pri-
vée et à sa mentalité inspirée par les circonstances et
le milieu dans lequel il a vécu. Se sentant visé par les chefs de l’Inquisition il crut sans doute pouvoir déjouer la malveillance de ses ennemis en écrivant des livres théologiques où il manifestait son enthousiasme pour la religion catholique et affirmait sa supériorité sur les autres religions. Mais toutes ces précautions et ces déclarations chaleureuses en faveur du christianisme n’empéchèrent pas ses adversaires de l’accuser d’hosti- Lté envers les dogmes de l'Eglise catholique, se basant sur le fait qu’il n'avait jamais attaqué les doctrines protestantes et que ses attaques contre la scolastique irahissaient une certaine sympathie pour les idées de la Réforme. Ilest certain que Vives, de même qu'Erasme et d'autres humanistes de l'époque ont durement réprouvé la démoralisation du haut clergé et ont réclamé