ET FINISSENT PAR SUCCOMBER TOUS DEUX
parvint à vaincre son adversaire et à le faire prisonnier à son tour ; il le condamna au gibet. Almagro se déshonora en implorant la pitié de Pizarre, mais celui-ci, féroce et cruel par nature, resta inflexible, Malheureusement pour lui, non content d’opprimer les naturels, il avait encore mécontenté les colons, . de manière que dans le partage des territoires et des indigènes, les partisans d’Almagro se trouvaient exclus. Ceux-ci, exaspérés de cette iniquité, se rassemblèrent autour du fils d’Almagro qui se mit à la tête d’une insurrection assez vigoureuse dans laquelle Pizarre succomba.
Non contents d’être ainsi vengés de Pizarre, les partisans d’Almagro se mirent à persécuter ses soldats et leur arrachèrent par des tortures les richesses qu'ils les supposaient posséder. Dès ce moment, la haine ne fit que croître et les deux partis restèrent toujours en guerre, avec cette particularité que Diego Almagro se mit à protéger les indigènes contre les Espagnols. Ceux-ci exaspérés de cette trahison s’emparèrent d’Almagro et le mirent au supplice. C’est ainsi que le gibet devint la récompense réservée aux conquérants.
Charles-Quint, se rendant compte de l'importance du Pérou, prétendait rattacher à la couronne toutes les terres conquises dans ce pays. Il décida en outre que les esclaves y seraient mis en liberté. Il envoya au Pérou Blaise Nuñez de Vela, le chargeant d'exécuter à la lettre et sans retard ses. ordres qui entraînaient pour les nouveaux propriétaires la dépossession de leurs
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