‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 230 sur 342 · A LA SCIENCE NAUTIQUE AU XVI° SIÈCLE · texte numérisé non relu

A LA SCIENCE NAUTIQUE AU XVI° SIÈCLE

Medina, fut le premier qui résuma l’art de la navigation en des règles et des préceptes précis: on peut dire de lui qu'il fut le vrai créateur de cet art et de cette science. Toutefois il faut reconnaître que bien que les travaux de Pedro Medina eussent été vus et approuvés par la Casade Contratacion des Indes à Séville, par le premier pilote et cosmographe de Sa Majesté, les cartes dont il se servit manquent d’exactitude, bien qu'elles répondent bien aux connaissances nautiques et cosmographiques de l'époque. La carte de Pedro de Medina comprend : l’Europe, l'Afrique et les pays connus de l'Amérique, tels que Terre-Neuve, la Floride, le Mexique, les Antilles, le Pérou Jusqu'à Cuzco, le fleuve

. Amazone et les côtes du Brésil. Un autre cosmographe,

Martin Cortes, publia à Séville en 1551, un compendium sur la sphère et l’art de naviguer. Ce travail est un exposé pratique et théorique de la navigation, traçant des règles pour les marins et montrant le chemin aux pilotes en leur faisant connaître les instruments pour prendre les hauteurs du soleil et le flux et le reflux de la mer, en leur indiquant des cartes et des boussoles pour la navigation, enleur montrant le cours du soleil et le mouvement de la lune qui devaient leur servir de guide pour connaitre l'heure de jour et de nuit dans les différentes parties de la terre. Il décrit aussi les pro-

à priétés de l’aiguille magnétique pour la détermination

du degré de latitude et pour la connaissance des courants. Cet ouvrage a mérité l'estime des Anglais au

628 coNTRIBUTION DES SAVANTS ESPAGNOLS

point qu'il fut traduit en anglais par Ricardo Eden, sur

l'initiative du célèbre navigateur Burrough en 1561, LR

dans le but de propager les connaissances nautiques parmi les membres de la Société cosmographique qui

s'était formée à Londres pour favoriser les découvertes

maritimes. Dans ce travail il pose en principe au-des-

sus de toute discussion, que l’aiguille magnétique varie

dans les différents degrés de latitude, mais qu'ellereste

fixe sur les pôles. - Un autre cosmographe espagnol qui fut en même

temps un navigateur très expérimenté fut Jean Esca- D

lante de Mendoza, qui écrivit en 1575 un ouvrage très remarquable, ayant pour titre : Itinerario de la nave-

gacion de los mares ytierras occidentales. Cet ouvrage

peut être considéré comme un sommaire des connaissances maritimes de l'époque et est surtout original ence qu'il est basé sur lexpérience personnelle de

l'auteur durant 28 années de voyages constants sur 0 toutes les mers du globe. Le but principal de l'ouvrage de était l'explication des routes, d'aller et de retour, Aux

ports etiles de l'Amérique septentrionale, en faisant la

description de ses côtes, de ses mers, des courants des. Fo

vents, des tempêtes, des météores etautres phénomènes ordinaires de la navigation et en y ajoutant de plus les éléments nécessaires pour la construction des vaisseaux, les manœuvres de la guerre maritime, sans

oublier les principes théoriques et pratiques dela nau-

tique.

Rens dl

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