LA VIE ET L'ŒUVRE DE SCHEI] LINAG
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De même que Fichte qui, en disciple fidèle de Kant, avait d’abord suivi les doctrines de son maitre et les” modifia ensuite, finissant par construire un système de philosophie bien à lui, Schelling (1775-1851) qui suivit les cours de Fichte à léna et parut d’abord s’attacher à son maitre, publiant en 1794 et 1796 quelques travaux conçus dans l'esprit de sa doctrine (Du moi comme principe de la philosophie, lettres philosophiques sur le dogmatisme et le criticisme) ne tarda pas à se séparer de lui. Dès 1791 il faisait à léna des cours où il enseignait une doctrine toute nouvelle. Puis il quitta sa
chaire pour se consacrer pendant quelques années aux sciences physiques et à la médecine. En 1804, il fut appelé en qualité de professeur de philosophie à l'Université de Würizbourg. Plus tard il professa la philosophie à l’Université de Munich où il devint bientôt président de l'Académie des Sciences et finit par occuper à Berlin en 1841 la chaire de philosophie gévenue vacante par la mort de Hegel.
Quant au système de philosophie de | Schelling, i il réclamait d’abord que le non-moi de Fichte, n'est pas une simple création du moi ; ils existent tous deux au mémetitre, mais ils sont tous deux relatifs et limités, et impliquent un principe qui est leur identité commune et
leur commune substance. Le moi et le non-moi de rivent de l'absolu qui se réalise et se développe également dans l’unet l’autre et qui devient à la fois matière et esprit, nature et humanité. C’est précisément l'identification du réelet de l'idéal, de l’ objet et du vo qui 2 fait l'unité primordiale. C’est par un acte sans conscience, par une intuition intellectuelle, que le sujet et l'objet se confondent, de manière que, selon lui, SE Ÿ nature et l'humanité nous apparaissent comme deux “ sœurs semblables et dissemblables à la fois, car toutes deux sont douées d'activité, mais l’une agit sans conscience et l’autre avec conscience à peu près comme nous faisons nous-mêmes à certains moments de notre vie, suivant que nous obéissions à l'inspiration ou à la réflexion, à l'instinct ou à l’ intelligence. D’après Schel ling, trois forces constituent la nature ne ; lumière, électricité, magnétisme, aidées de trois forces organisatrices d'expansion, de suspension et de gravi- : tation. Le monde inorganique est régi par l action chi se mique, par l’action électrique et par l’action magné- . tique, trois degrés d’une même force, force re d irritabilité et sensibilité. en
On voit bien que la hide ho de Schelling + ne 4 repose pas sur une base positive, elle est plutôt l’œuvre 2 de l'imagination spéculative, D'une part, elle fait bon dé marché de l’expérience et d'autre part elle admet que “ la science est inhérente à l'esprit, de sorte que les lois qui président à l’évolution de l'esprit sont identiques ë à à
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