PUBLIQUE SOUS LE RÈGNE DE LOUIS XIV
«extraordinaire (1), ce qui avait entraîné une grande dissolution des mœurs et la perte du sens moral, au point “que les écarts de Louis XIV étaient vénérés comme sa personne, ayant reçu l’approbation des écrivains de l'époque ; non seulement Molière, mais même Racine représentaient sur le théâtre ses amours sous la forme héroïque et le roi ne croyait pas outragerla nation en demandant que ses bâtards fussent déclarés aptes à régner. Les maîtresses royales étaient chantées par ‘les poètes et épousées par les marquis. La corruption -de la cour à son tour, servit d'exemple à l'aristocratie “et au haut clergé, car la naissance et les protections royales peu scrupuleuses déterminaient le choix. Les prélats des cours paraissaient peu dans leurs diocèses, et beaucoup jouissaient de titres d’abbayes et de bénéfices sans être même ecclésiastiques. Un grand nombre d’abbés galants faisaient l’ornement indispensable des salons et des boudoirs. La dissolution des mœurs entrainait à son tour le luxe dépravant parmi les familles nobles. En même temps la situation économique de la France empirait de jour en jour. Les dépenses de l'Etat grandissaient, tandis que les rentrées diminuaient. À la fin du règne de Louis XV les impôts s’élevaient à 360 millions. Ce fardeau fut intolé-
1. Sous Louis XVI, la maison civile du roi monte à 4.000 personnes ; a garde-robe seule en emploie 198 ; la bouche 496, la maison militaire 10.000 ; les maisons de princes 2.000, la maison de la reine repré- -sente en pelit la maison du roi.
(3 De
Table pour l'Etat, à cause de la mauvaise répartition
5 écouter.
: campagne, entourés de beaux jardins. On connaît les folles dépenses de Frédéric Auguste, électeur de Saxe,