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LE DROIT DES GENS AUX XVII ET XVIII SIÈCLES

pour ses maîtresses, et donna, dans le camp de Mühlberg un diner de trente jours, où étaient invités quarante-sept rois et princes. [Il dépensa également quatre millions pour les fêtes du mariage de son fils (1719). À ces puérilités ruineuses venaient se joindre les intrigues, les rivalités de cette féodalité énervée, et les efforts pour obtenir un titre ou une prééminence, pour monter d'un grade dans là hiérarchie, et dans les ordres religieux, levœu de chasteté n'était qu'un sacrilège de plus.

Quant aux rapports réguliers entre les différents Etats de l'Europe, ils ne commencèrent qu’au xviie siècle comme suite aux efforts de quelques philosophes

anxieux de découvrir les règles que les peuples doivent observer les uns envers les autres. L'ensemble

de ces règles formait le droit des gens, c’est-à-dire des nations. Le premier fut un Hollandais appelé Grottius (Hugues de Groot) qui, en 1627,publiale Traité du droit de la paix et de la querre où il déclare qu’on n'a le droit de fairela guerre que si elle est juste pour maintenir un droit lésé ; toute autre guerre est un brigandage. De même, le vainqueur n’a pas un droit absolu sur le vaincu et la force ne doit pas être seule à régler les affaires entre les Etats. Il doit en être de mème qu'entre les particuliers. Ce n’est qu'au xvin siècle que le droit des gens devint un objet d'étude sérieuse de la part des juristes et des hommes d'Etat.

Le livre le plus répandu est le Manuel du droit des

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hommes d’Etat qui gouvernaient l’Europe ne se crurent

ainsi que selon une des premières maximes du droite

les concluent comme un contrat engage les particuliers

deux ose Fiecies en donnent un FÉMSIQRAËE élo-

pour se partager la Pologne. Un autre fait plus récent,

gens par Wattel, un juriste suisse. Malheureusement les | jamais obligés de se conformer à ce principe. C'est”

des gens, les traités doivent être considérés comme des contrats, devant engager les gouvernements qui.

qui Pont signé. Mais les hommes d'Etat ne se faisaient E pas scrupule de rompre les traités dès qu'ils y avaient intérêt, bien qu’ils cherchassent des prétextes pour jus- Fe tifier leur manque de parole. ER Pa

La plupart des guerres qui ont eu en pendant les

à conquit la Silésie, À ce moment(1741) un st français écrivait à son gouvernement : «(En fait de poli- EE tique, il n° y a reconnaissance ni traité qui tienne. C'est

la force ou l'intérêt qui fait le traité et c’est la force. | ou l'intérêt qui le ons » Le droit jt gens au que

cours de Prusse, de Russie et d'Autriche s’entendirent

c’est l'invasion de la Belgique en 1914 par l Allemagne, sans même hui avoir déclaré À guerre, malgré le traité té

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