‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 82 sur 342 · LE MANQUE D'INFLUENCE CULTURELLE · texte numérisé non relu

LE MANQUE D'INFLUENCE CULTURELLE

nier qu'au début de son évolution, les Arabes n’aient

rempli une mission importante dans l’histoire de la civilisation, en recueillant les germes de la philoso-

phie et dela science grecques, disséminés en Perse QE .

en Asie-Mineure par les savants grecs, victimes de l'intolérance religieuse qui régnait dans l'empire

byzantin et en les transportant en Espagne d’où ilsse

propagèrent au reste de l’Europe.

Ce n’est pas l’islamisme qui a vaincu le christianisme, car tous les deux sont basés sur les principes

moraux de l'Ancien et du Nouveau Testament et tous les deux sont monothéistes. Mais précisément le catho-

licisme, lorsqu'il eut conquis le pouvoir, négligea de. s'inspirer des principes moraux de la Bibleet del’Evan-

gile, et n’aspirant qu'à la domination universelle, il traita avec dédain la science et la philosophie grecques,

en même temps qu'il persécutait avec acharnement les dissidents chrétiens, ainsi que les païens et les

juifs, les considérant tous comme des hérétiques et des

iufidèles. C’est plutôt pour avoir manqué à l’accomplissement de sa mission éducatrice de l'humanité,

» 0 = + Ë le ’ : at conformément aux principes de morale enseignés par

Jésus-Christ qu’il a été obligé de céder la place aux Arabes, qui pendant les quatre premiers siècles de

leur domination en Espagne se sont eéfforcés de concilier les enseignements de la Bible avec la philosophie

grecque.

né

Nous venons de voir que l'Eglise, après avoir 5 ,

réussi à convertir au catholicisme les empereurs

d'Orient et les rois goths d’Espagne, entraînée par

l'ambition du pouvoir temporel et la mentalité théo-

cratique des évêques s’elforça d'établir, d'accord avec le pouvoir civil, l’absolutisme politique et religieux, ce qui amena à la longue une stagnation dans le cours de la civilisation et un arrêt de développement dans le sentiment de la solidarité humaine, de sorte que l'Eglise

se trouva vers la fin du varre siècle, avoir échoué com-

plètement dans sa mission d’éducatrice de l'humanité. Cependant, l'Eglise avait toujours conservé son

prestige aux yeux des deshérités de la fortune, des

enfants, des esclaves, des opprimés et des victimes de l’injustice sociale, auxquels elle promettait une récompense dont elle annonçait l'avènement prochain. De plus,

forte de son influence surles masses populaires, malgré

son échec et en Oriertet en Espagne, elle ne renonçait

pas à ses principes et à ses méthodes de propagande

qui consistaient à étendre son pouvoir temporel en même

temps que son pouvoir spirituel.

En résumé : il y a plusieursfaits historiques qui caractérisent l’entrée en scène du christianisme en face du polythéisme gréco-romain, de même que son évolution au milieu de peuples barbares qui se sont installés dans

Concile œcuménique de Nicée, avaient un double but :

de toutediscussion basée sur la raison et la science. En

guerre jusqu’à notre époque. | HAN

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