DE L'ÉGLISE PENDANT LE MOYEN AGE
rois francs. De cette manière le métropolitain de Rome fut le seul des évêques des grandes villes qui osa sémanciper du pouvoir absolu des Empereurs de Byzance. Cependant, il ne jouissait que d'une indépendance relative, les papes ne se sentaient jamais en sûreté, en ayant peur tant des Lombards que des empereurs de Byzance. Même à Rome, ils ne se sentaient pas assez forts pour imposer leur volonté. Le pape Léon III
faillit être massacré dans une émeute ; il fut battu et
obligé de s'enfuir, Alors, il fit appel à la protection de Charlemagne qui, en 785, se présenta à Rome où Léon III lui fit porter les clefs du tombeau de saint Pierre et l’étendard de la ville de Rome, le priant
d'envoyer quelqu'un pour recevoir en son nom le ser-
ment de fidélité du peuple romain. Charlemagne répondit : « Je désire conclure avec vous une alliance inviolable de fidélité et d’affection, de telle sorte que je compte en touttemps sur la bénédiction apostolique de votre Sainteté et que le siège de la Sainte Eglise romaine sera toujours défendu par ma dévotion. » C’est alors que fut conclu entre l'autel et le trône le pacte qui con-
sacrait l’asservissement moral et matériel des peuples
aux intérêts de la monarchie et de la papauté.
3° Bien que le christianisme eût déjà pénétré chez les peuples barbares quelque temps avant leur irruption dans l'Empire Romain, ces peuples restèrent longtemps dans un état anarchique par suite de leur manque de discipline. Ce n’est qu'après avoir achevé leur
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