CUVIER, GEOFFROY ET LAMARCK
qu’il cultiva plus tard sous la direction de son maître Daubenton: Celui-ci le fit nommer ensuite démonstrateur au Jardin des Plantes dont il devint ultérieurement professeur et administrateur après avoir réorganisé cet établissement, où il enseigna avec grand succès la zoologie. | 4
En 1794, il se consacra à créer d'immenses collections zoologiques, qui sont encore conservées aujourd'hui. À la même époque, il entra en relations avec Cuvier alors ignoré ; blit avec lui des rapports très amicaux depuis 1798 jusqu’en 1802, lorsque Geoffroy partit avec l'expédition d'Egypte, d'où il rapporta une vaste collection scientifique. En 1807, il fut admis à l’Institut ; en 1809, il fut nommé professeur de zoologie et de physiologie com-
mais 1l devina bientôt son génie et éta—
parée à la Faculté des Sciences. Quant à son œuvre,elle fut d’abord purement zoologique. Il travailla quelque temps de concert avec Cuvier jusqu’en 1807, lorsqu'il se sépara de lui et se livra presque entièrement à des spéculations sur /a philosophie des sciences naturelles, science dont on peut le regarder comme le fondateur.
Il s’attacha d’abord à démontrer l’unité de composition organique entre les diverses espèces d'animaux et établit ensuite /a fhéorie des analoques. La loi de l'unité de composition consiste dans l'identité entre les matériaux qui composent les organes des animaux de différentes espèces, matériaux qui, bien que diversifiés à l'infini dans leur forme, leur volume, leurs usages,