‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 164 sur 853 · AUX CONFINS DES MONDES VÉGÉTAL ET ANIMAL · texte numérisé non relu

AUX CONFINS DES MONDES VÉGÉTAL ET ANIMAL

pignons lorsqu'ils arrivent à leur maturité, renferment une innombrable quantité de spores pourvus de filaments flagelliformes qui se meuvent entournant autour de leur axe longitudinal, se courbent et se contractent à la façon d’un ver. Du reste, les deux règnes se ressemblent par leurs éléments histologiques qui peuvent être ramenés à trois titres : la cellule, la fibre et les vaisseaux. Toutefois, la meilleure démonstration que nous puissions fournir en faveur de l'unité de la vie végétale et animale, ce sont les bactéries, savoir, à les microbes ou ferments figurés qui sont aujourd'hui reconnus comme des êtres vivants placés aux confins des mondes végétal et animal.

Nous tenons à rappeler que les bactéries furent placées, encore en 1830, d'après les recherches d'Ehrenberg, dans la famille des Vibrions et considérées comme des’ infusoires ou des animalcules (Pasteur, Académie des Sciences, 1863,t. 56, p. 420). Cohn fut le premier qui en 1853 les rangea parmi les plantes ; Nægeli les joignit plus tard aux Champignons dont il fit trois groupes bien distincts etindépendants : les moisissures, les’ saccharomycètes et. les schizomicètes (Bactéries, Vibrions), les schizsomicètes jouissant presque tous des mouvements spontanés, ordinairement rapides, que Cohn attribue à des cils vibratils.

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