FUT L'INITIATEUR DES VIVISECTIONS
« victime. Personne, en si peu de temps, n’a fait tant « de choses et aussi bien. » | François Magendie, né à Bordeaux, le 6 octobre 1783 et mort à Paris le 8 octobre 1855, était fils d’un chirurgien. [l montra de bonne heure un grand intérêt pour la médecine ; il fit ses études à Paris, devint, à 20 ans, médecin des hôpitaux et soutint la thèse de doctorat en 4808. Ardent au travail, il se voua d’abord à la chirurgie, puis se tourna vers la médecine et finit par se consacrer complètement à l’étude de la physiologie. Il débuta par une critique un peu vive des travaux de Bichat ; il s’attaqua surtout à la doctrine vitaliste que celui-ci défendit pour expliquer quelques phénomènes bio-psychologiques. A cette occasion, Magendie exposa les principes philosophiques en rapport avec la biologie qu'il devait développer ensuite avec grande ampleur pendant toute sa carrière. Quoique fort jeune, il prit l'habitude de faire de nombreuses conférences à l’Académie des Sciences sur des questions de biologie qui intéressaient son auditoire au plus haut degré, et il ne tarda pas à être connu dans le monde savant, d'autant plus que Magendie avait pris l'habitude d'établir les lois biologiques et de vérifier les hypothèses qu'il avait formées à ce sujet au moyen d’expériences sur les animaux vivants, ce qui donna lieu à des protestations de la part de ses confrères protecteurs d'animaux. Ces protestations se renouvelèrent d’une manière plus accentuée au moment où il fit un