‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 178 sur 853 · DEUX ORDRES DE RACINES NERVEUSES · texte numérisé non relu

DEUX ORDRES DE RACINES NERVEUSES

autre animal et il n'avait aboli que le sentiment. Magen-

die a été un expérimentateur de premier ordre ; il n’y a pas une branche dans le champ de la physiologie qu’il n’ait pas exploré. Ses-leçons sur les phénomènes physiques de la vie, de même que celles sur les fonctions et les maladies du système nerveux professées au Collège de France, ont beaucoup contribué au progrès de la science médicale.

Un autre physiologiste très célèbre, contemporain de Magendie, est Flourens (Jean-Pierre-Marie) né à Thézan (Hérault en 1794. Il fit ses études médicales à Montpellier, qu'il termina en 1813 lorsqu'il se rendit à Paris, muni d’une lettre de De Candolle son maître, pour Cuvier qui ne tarda pas à reconnaître son talent et ses aptitudes pour les travaux biologiques. En effet ses recherches pyhsiologiques furent nombreuses, et bien habilement conduites. De plus, il unissait les ressources d'un esprit ingénieux aux vues larges d’un généralisateur. Il a ainsi popularisé la physiologie sans l’abaisser, l'ayant rendue accessible à toutes les intelligences par le charme de son style. Par ses travaux expérimentaux tout à fait originaux il devint un physiologiste des plus renommés et des plus populaires de son temps. Il fut professeur d'histoire naturelle au Jardin des Plantes. Il habitait au Muséum, où il oècupait l’appartement de Buffon. En même temps, il était membre de l’Institut et secrétaire perpétuel de l’Aca-

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