‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 180 sur 853 · PAR SES TRAVAUX SUR LE SYSTÈME.NERVEUX · texte numérisé non relu

PAR SES TRAVAUX SUR LE SYSTÈME.NERVEUX

pigeons ; ils restent dans l’immobilité mais ils marchent quand on les pousse. En un mot, les sensations paraissent conservées comme le mouvement ; seulement la perception et la volonté sont abolies. Ils peuvent même vivre longtemps lorsqu'on les nourrit, On lui doit également un travail intitulé : Examen du livre de Darwin sur l'origine des espèces : en outre, on trouve dans les comptes rendus de l’Académie de Médecine un grand nombre de ses recherches sur les différentes questions relatives au système nerveux. Après une vie pleine de labeur au cours de laquelle il réalisa des travaux très utiles pour le progrès de la science en général et pour la physiologie en particulier, il mourut à Paris, en 1867.

Nous allons donner maintenant quelques notices biographiques sur le plus grand physiologiste du xixe siècle : Claude Bernard. Bien que son œuvre ait brillé avec plus d’éclat dans la seconde moitié du xix° siècle, nous croyons devoir lui donner la place d'honneur parmi les physiologistes de la première partie du x1x° siècle, du fait qu’il naquit en 1813, qu'il déploya une grande activité scientifique dans la première moitié du siècle dernier, et notamment qu'il fut l'élève préféré et préparateur de Magendie au Collège de France.

Claude Bernard est né à Saint-Julien (Rhône) en 1813. Après un court stage chez un pharmacien de

Page 1