‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 285 sur 853 · APRÈS LA CHUTE DE NAPOLÉON, L’ABSOLUTISME · texte numérisé non relu

APRÈS LA CHUTE DE NAPOLÉON, L’ABSOLUTISME

citoyens ne jouissaient que de droits civils et politiques très restreints et où la volonté et l’arbitraire des princes avaient force de loi, il était tout naturel que l’armée française victorieuse y fût regardée plutôt avec sympathie par les classes populaires, opprimées sous le régime féodal. En échange, la classe intellectuelle n'avait pas perdu la confiance dans une Prusse bien

organisée physiquement et inteliectuellement pour créer

une nouvelle patrie allemande sur une base plus raisonnable et plus scientifique. C'est ainsi qu'après la bataille . d'Iéna une députation d’hommes d’élite de l'Université de Halle, à la tête desquels se trouvait Guillaume de Humboldt, se rendit à Berlin et se présenta au roi, lui exprimant en des termes très chaleureux $es sentiments patriotiques et lui faisant comprendre qu'un Etat, après avoir perdu ses forces physiques,

devait les remplacer par des forces intellectuelles. Le roi, impressionné par cet appel patriotique, chargea

Humboldt, de réunir tous les éléments nécessaires pour fonder une Université allemande à Berlin, et d’y concentrer toutes les forces vives du pays ; il le chargea également de réorganiser l’Académie des sciences sur une nouvelle base.

En même temps que Humboldt travaillait pour le progrès de la science, Schiller s’efforçait de faire prospérer la culture esthétique comme base d’une culture morale et politique en réorganisant sur le même principe tous les établissements d'enseignement secondaire

Page 1