FRANÇAIS SUR LA DISCIPLINE SERVILE ALLEMANDE ALT
compte d’une situation dangereuse et est plus conscient de son devoir de prendre l'initiative et de se substituer a son supérieur immédiat, blessé ou mort sur le champ de bataille,en même temps que plus apte à leremplacer, que le soldat allemand, discipliné comme un esclave, qui n’agit que sur l’ordre de son supérieur, par suggestion, mais qui manque de toute initiative personnelle. J | Quant aux généraux'et officiers allemands il n’y à pas de doute qu’ils ont tous appris la science de la guerre et qu’ils connaissent à fond les plans de campagne célèbres de Napoléon 1° et de Frédéric-le-Grand. Mais la guerre n’est pas seulement une science, elle est plutôt un art, et ce n’est pas la science, qui fait l’artiste. Nous avons bien vu dans les guerres de la Révolution française contre la coalition de toutes les grandes puissances de l’Europe, Hoche, simple sous-officier dans l’armée royale nommé général sous la Révolutionet commandant de l’armée de la Moselle, mettre en complète déroute les armées allemandes près de Wissembourg et de Landau. On a vu également le jeune Bonaparte, lieutenant d'artillerie, devant Toulon, arracher cette ville aux mains des Anglais, puis commander l’année suivante comme général en chef des corps d'armée en Italie et vaincre en plusieurs batailles l’armée autrichienne supérieure en nombre. Le soldat français est né soldat par atavisme, car ses ancètres se sont toujours battus au cours de plusieurs siècles, tantôt contre les Anglais,