SAVANTS ALLEMANDS PENDANT LA PREMIÈRE MOITIÉ DU XIX° SIÈCLE
Nous avons vu dans les pages précédentes qne jusqu’à 1830, Hegel était le maître absolu de la pensée allemande, représentant le verbe et l’incarnation de l’Etat Providence contre les droits de l’individu ; mais après sa mort son édifice construit avec des éléments peu solides s’est écroulé et sur ses ruines s’est élevé le système de la philosophie naturaliste de Feuerbach, qui avait pour but de rehausser la dignité de la nature et, avec elle, celle de la personnalité humaine.
En dépit des efforts du gouvernement et des chefs du parti réactionnaire, la philosophie de Feuerbach gagnait tous les jours plus de terrain parmi la jeunesse avide de progrès et ne tarda pas à amener le réveil de la vie intellectuelle et la constitution de foyers scientifiques aux Universités allemandes. D’autre part, le triomphe des principes de liberté sous la seconde république