LE MILIEU SOCIAL ALLEMAND PESSIMISTE
l'Université de Bonn, ayant été proposé ensuite pour occuper la même chaire à l’Université de Berlin eut le malheur de voir sa candidature échouer par suite de: l'opposition formelle de l’empereur Guillaume I«', sous prétexte qu'il ne pouvait confier à un Israélite l’enseignement de l'histoire moderne à la première Université allemande, et notamment l'histoire de l'Allemagne. Il en était de même pour la Magistrature et pour l'armée, dont l’accès aux postes tant soit peu élevés était absolument fermé aux Israélites.
Cet état de choses explique pourquoi la réalisation de l'unité nationale sous l’hégémonie de la Prusse n’a pas pu satisfaire les aspirations de toutes les classes, sociales d'Allemagne, ni empêcher les progrès du système philosophique de Schopenhauer dans les sphères intellectuelles ; au contraire il a plutôt contribué à lui faire gagner du terrain ; c'est même au point que ce système réussit à former école, surtout après la publication des aphorismes de Schopenhauer sur la sagesse de la vie, travail bien raisonné, et après que ses diseiples Bahnsen, Taubert et Hartman eurent modifié certains points des doctrines du maître. Depuis lors, la philosophie pessimiste ne resta pas limitée au domaine de la pensée abstraite, elle envahit aussi le champ de la littérature et de l’art tant en. Allemagne qu’en Italie. Dans la première, elle eut pour représentant Miezsche qui par ses études classiques de l’art et de la poésie grecques est arrivé à les considérer comme refuge con