POPE ET SWIFT OCCUPENT LE PREMIER RANG
poème héroï-comique du genre du Lutrin puis L'Epitre d'Héloïse à Abélard qui est un chef-d'œuvre d’éloquence et de sentiment, une traduction en vers de /'{liade admirée surtout par la beauté des vers, qu'il publia à l’âge de trente ans, enfin /'Essaisur l'homme que l’on peut considérer comme un chef-d'œuvre de la poésie philosophique.
Quant à Swift, né en Irlande de parents pauvres, il passa de bonne heure en Angleterre où il ne tarda pas à trouver un protecteur puissant en Sir William Temple ; il entra ensuite dans la carrière ecclésiastique et obtint la prébende de Kilroôt et plus tard le doyennat de Saint-Patrick en Irlande, qui lui rapportait plus de mille livres sterling. Bien que Whig par l’éducation, il était Tory par principe ou plutôt par ses relations avec la Cour. Parmi ses ouvrages les plus connus figurent les Voyages de Gulliver et le Conte du Tonneau, le premier est un récit d'une naïveté et d’une malice si piquantes qu’il fit rire les enfants et gémir les grandes personnes auxquelles il fait allusion ; car ce n’est qu’une allégorie, une parodie sceptique et railleuse des personnages politiques de l’époque. Ses écrits burlesques et satiriques lui ont valu le titre de Rabelais de l'Angleterre. De même dans le Conte du Tonneau il déverse une ironie amère sur les Luthériens, les Calvinistes, les Catholiques, les Presbytériens, et les Quakers ; il en fait autant dans son ouvrage Pataille des livres sur les auteurs contemporains.