STÉRILITÉ DE L'INTERVENTION DE L'ANGLETERRE
magne d'appuyer cette proposition ou de se rallier à la proposition anglaise de médiation à quatre ; mais ellene cache pas que si l'Autriche franchissait la frontière serbe, elle mobiliserait sur le front sud, maïs d'aucune façon sur son front ouest. La France de son côté accepte la proposition anglaise de médiation à quatre ; mais elle juge nécessaire pour aboutir, que l'Allemagne exerce en même temps une action énergique, modératrice à Vienne. Le Gouvernement de Berlin en face de cette proposition unanime des quatre puissances déclare impossible de convoquer son allié devant un tribunal européen, elle préfère la continuation directe des négociations entre l'Autriche et la Russie. Toutefois l'Allemagne, par son ambassadeur à Londres, déclare (1) accepter en principe la médiation à quatre et transmet à Vienne à la fois la proposition anglaise. de médiation et la proposition russe de pourparlers directs (2) ; en même temps dans un télégramme adressé par l’empereur Guillaume au Tzar de Russie il persiste à affirmer la légitimité des exigences autrichiennes et la nécessité de la localisation du conflit rendant la Serbie moralement responsable du meurtre de Serajevo. Lord Grey répond alors qu’il estime que la réponse de la Serbie constitue une base raisonnable et satisfaisante pour une discussion entre les puissances. En
1. Correspondance du gouvernement britannique relative à la crise européenne, n° A6.
2, Livre bleu, n° 15,