‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 489 sur 853 · LES MENACES DE L'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

LES MENACES DE L'ANGLETERRE

russe ordonna la nuit du 29 la mobilisation du 13° corps d'armée destiné à opérer contre l’Autriche.

., Pendant que l'Allemagne se livre à ce jeu équivoque, l’Angleterre continue énergiquement son action pacifiste. Elle insiste auprès du gouvernement de Berlin sur la médiation à quatre et s'associe à la proposition de M. Cambon pour que l'Allemagne propose une solution. Elle considère que l'Autriche, occupant une partie du territoire serbe peut le conserver comme gage, jusqu’à obtenir satisfaction entière, en attendant que la médiation à quatre ait abouti. D'autre part Lord Grey avertit l'Ambassadeur d'Allemagne que son gouvernement ne doit pas se laisser abuser par le ton amical de l'Angleterre jusqu'au point de croire qu’elle se tiendrait à l'écart en cas de conflagration générale. Sans vouloir discuter aujourd'hui le droit de l’Autriche à humilier la Serbie il n’admet pas la prétention de l’Autriche de vouloir humilier aussi la Russie en faisant de la Serbie une sorte d'Etat vassal.

Le 30 juillet le gouvernement impérial demande à celui de Russie de démobiliser. Le tzar en réponse demande à l’empereur allemand de lui expliquer la différence entre le ton conciliant de sa dernière dépêche et le ton comminatoire du message adressé par son ministre des Affaires étrangères, en ajoutant: Q Il serait juste de remettre le problème à la conférence de la Haye. » À une heure du matin l’empereur répond: « la Russie ayant mobilisé contre l’Autriche, ma mission

Page 1